Climat – Environnement

Deux Héraultais volent au secours des rhinocéros sud-africains

Par Salah Hamdaoui, France Bleu Hérault et France Bleu dimanche 6 novembre 2016 à 6:55 Mis à jour le lundi 7 novembre 2016 à 8:03

Les rhinocéros du parc Kruger (Afrique du Sud) sont victimes de braconnage
Les rhinocéros du parc Kruger (Afrique du Sud) sont victimes de braconnage © Maxppp -

Des drones pour lutter contre le braconnage des rhinocéros. C'est la proposition faite par deux Héraultais aux autorités sud-africaines et à la direction du parc Kruger, qui ont accepté.

L'idée a germé un soir, devant la télévision. Les deux amis regardaient un reportage sur le braconnage dont sont victimes les rhinocéros et ça a fait tilt ! Fans de modélisme et d'environnement, ils se disent qu'il serait possible "d'utiliser les drones dont on entend si souvent parler d'un point de vue militaire, pour la protection de la nature. C'est vraiment quelque chose qui nous tient à cœur" explique Arnaud Ducros.

Dans la foulée, avec son ami Vincent Boyer, ils créent leur société D.A.D (Drone Application et Développement), aujourd'hui basée à Saint-Gély-du-Fesc, au nord de Montpellier.

Le drone, solution idéale contre le braconnage

Ils font connaître leur projet sur le site Wild Life's Eye, et lancent un appel aux dons. Le succès est immédiat : ils récoltent 13 000 euros.

Ils proposent d'aider les autorités sud-africaines à lutter contre le braconnage des rhinocéros au sein du parc Kruger. Et pour cela, rien de mieux que les drones selon eux. Reste à former les rangers de ce qui est la plus grande réserve animalière d'Afrique du Sud, l'équivalent en surface du Pays de Galles.

"Le drone est un outil peu onéreux, facile à utiliser et qui peut couvrir une grande étendue" assure Arnaud Ducros. L'aile volante qu'il compte emmener sur place a une autonomie de près de deux heures, à plusieurs centaines de mètres d'altitude, pour repérer les éventuels braconniers. Ensuite c'est un drone quadrimoteur, plus classique, qui prend éventuellement le relais pour une surveillance rapprochée.

Le drone qui va traquer les baconniers - Aucun(e)
Le drone qui va traquer les baconniers - D.A.D

"Le marché du braconnage est le troisième marché le plus lucratif après le marché de la drogue et le marché du sexe."

Arnaud Ducros

Pour bien faire, les deux Héraultais doivent se rendre sur place pendant un mois. Tout est prêt : le matériel, les protocoles de formation, les passeports et même les billets d'avion.

Ils ne demandent pas à être payés, mais seulement logés durant leur séjour. "C'est un peu ce qui nous surprend regrette Arnaud Ducros, la seule chose qui bloque c'est que personne n' a la possibilité de nous loger dans le parc pendant notre séjour..."