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Climat – Environnement

Déviation de Jargeau : les travaux de déboisement peuvent reprendre

jeudi 13 septembre 2018 à 5:35 Par Eric Normand, France Bleu Orléans

Cela se complique pour l'association Mardiéval et les défenseurs de l'environnement. Les travaux de déboisement de la déviation de Jargeau peuvent reprendre. La préfecture du Loiret vient de prendre un nouvel arrêté, après celui que la justice avait annulé sur les espèces protégées fin juillet.

Le projet de pont sur la Loire, entre Darvoy et Mardié
Le projet de pont sur la Loire, entre Darvoy et Mardié - Conseil départemental du Loiret

Loiret, France

Le combat devient de plus en plus difficile pour l'association Mardiéval. Le collectif se bat contre un projet vieux de plus de 25 ans. Il s'agit de construire une déviation d'une quinzaine de kilomètres et un pont sur la Loire pour désengorger le centre-ville de Jargeau. En début d'année, le collectif Mardiéval avait déposé cinq recours  portant sur la déclaration d'utilité publique du projet : l'autorisation de réaliser des sondages géologiques, de détruire des espèces protégées et de déboiser la zone. Après examen, le tribunal administratif d'Orléans avait rejeté quatre d'entre eux. Fin juillet, la justice avait annulé l'arrêté préfectoral permettant de détruire certaines espèces protégées pour les besoins des travaux. C'était le seul recours, le seul point sur lequel l'association Mardiéval pouvait trouver un motif de satisfaction. Mais il vient à son tour de tomber. 

La préfecture du Loiret a pris un nouvel arrêté 

La préfecture du Loiret vient de prendre un nouvel arrêté, après celui que la justice avait annulé sur les espèces protégées. En fait, cet arrêté avait été annulé non pas sur le fond, mais pour des raisons de forme. Le tribunal avait considéré que l'acte n'était pas suffisamment motivé. Le conseil départemental du Loiret a revu donc sa copie, elle y précise le nombre d'espèces concernées par des mesures de protection. La collectivité a  donc pu solliciter auprès de la préfecture un nouvel arrêté. Et comme prévu, sans tarder, le préfet l'a édicté le 5 septembre dernier. 

L'association Mardiéval ne baisse pas les bras

Dans cette bataille juridique et environnementale, le conseil départemental possède l'avantage. Les travaux de déboisement sont pour le moment à l'arrêt, mais rien ne s'oppose désormais à ce qu'ils reprennent. "Oui, ils peuvent reprendre," confirme Sylvie David-Rousseau du collectif Mardiéval, "mais nous sommes aux aguets. Si tel est le cas, nous déposerons immédiatement un référé suspension." Le déboisement de la zone pourrait recommencer dès la fin de l'automne ou au début de l'hiver. Mais d'une manière générale, Mardiéval n'entend pas se laisser faire. "Cela va vite, les représentants de la préfecture ont été très réactifs, mais on s'en doutait, nous allons donc riposter," explique le collectif Mardiéval. L'association va déposer un nouveau recours devant la cour administrative d'appel de Nantes cette fois. "L'arrêté espèce protégée est illégal compte-tenu des nouvelles dispositions du plan Hulot sur la biodiversité," explique Sylvie David-Rousseau, la vice-présidente de l'association Mardiéval, "la donne a changé car la législation a évolué entre-temps. Les décrets d'application n'avaient pas encore été publiés et du coup, ce que nous pensons, c'est que cet arrêté espèce protégée devient illégal et nous allons l'attaquer." 

On va se battre jusqu'au bout, compte-tenu de notre mobilisation et de notre conviction - Sylvie David-Rousseau, vice-présidente de Mardiéval

Mais cela va prendre du temps comme toujours. Et dans ce dossier, on n'en est plus à un rebondissement près. Cela fait plus de 25 ans que ça dure.