Climat – Environnement

A Dijon, les insectes sont nos amis

Par Philippe Renaud, France Bleu Bourgogne vendredi 22 janvier 2016 à 18:15

© Radio France - Philippe Renaud

Le plus grand "hôtel" à insectes de ce type a été inauguré ce vendredi 22 janvier 2016 à Dijon. La structure en bois non-traité, haute de six mètres, est située sur la façade d'un bâtiment, baptisé "La Bourdonnerie", qui accueille depuis août 2015 les locaux de deux associations environnementales.

Voilà un bâtiment d'une nouvelle génération : une soixante de mètres carrés, plusieurs milliers de locataires...logés gratuitement. Il ne s'agit pas d'un hôtel traditionnel, vous l'aurez compris mais bel et bien d'un hôtel à insectes.

Ce "grand luxe" pour insectes est formé d'une soixantaine de casiers amovibles, pouvant accueillir "plusieurs milliers" d'insectes, essentiellement volants. Dans chaque casier, ont été installés soit des fagots, des tuiles ou des bûches percées de trous pour favoriser l'installation de diverses espèces de pollinisateurs (abeilles sauvages, papillons, coléoptères) au sein de l'écoquartier "Heudelet 26".

Dans un communiqué de presse, les deux associations à l'origine du projet, Alterre Bourgogne et Réserves naturelles de France précisent : Un hôtel à insectes est une zone refuge dans un environnement généralement très artificialisé et très minéral. Il joue, vis-à-vis des insectes, un rôle quasiment aussi important qu’un espace vert ou du bois mort dans une forêt. Dans les villes, l’artificialisation, l’usage de pesticides, la pollution, le manque de végétalisation, les façades lisses des nouvelles constructions sont autant de facteurs défavorables à la biodiversité, à la survie et à la reproduction des espèces, qu’elles soient végétales ou animales. L’intérêt de l’hôtel à insectes est de favoriser le développement de populations d’insectes, dont les pollinisateurs, pour permettre la reproduction des végétaux. Le fait de rendre la ville habitable et « traversable » pour les différentes espèces animales permet de recréer des continuités écologiques (c’est ce qu’on appelle la Trame verte et bleue), grâce auxquelles les espèces se déplacent, ce dont elles ont besoin pour survivre.

Des animations auprès des enfants et des écoles sont prévues autour de ce projet, qui bénéficiera d'un suivi scientifique.

Partager sur :