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Climat – Environnement

VIDÉO - Dix jours après l'éboulement, la route est toujours bloquée au col d'Ornon

dimanche 14 janvier 2018 à 17:15 Par Julien Morin, France Bleu Isère

Une dizaine de jours après l'effondrement d'un pan de falaise, la départementale 526 est toujours coupée. À son sommet, les habitants de trois communes : Ornon, Villard-Raymond et Oulles doivent faire un détour de cent kilomètres pour aller travailler. Ils espèrent un rétablissement rapide.

La falaise boisée s'est effondrée sur la départementale et n'est toujours pas dégagée
La falaise boisée s'est effondrée sur la départementale et n'est toujours pas dégagée © Radio France - Julien Morin

Isère, France

D'ordinaires calmes, les trois communes d'Ornon, de Villard-Raymond et d'Oulles le sont encore plus depuis l'éboulement. La départementale 526 coupée, l'accès à Bourg d'Oisans est rendu impossible. Conséquence pour les quelques 200 habitants de ces trois localités : pour se rendre au travail, à l'école, il faut désormais faire un détour de 100 kilomètres par La Mure... soit une heure trente de route, retour non-compris.

Au pied du col d'Ornon côté Bourg d'Oisans, la route est bloquée - Radio France
Au pied du col d'Ornon côté Bourg d'Oisans, la route est bloquée © Radio France - Julien Morin

Près de deux semaines que cela dure, et toujours pas de date de remise en circulation évoquée. Forcément frustrant pour les habitants, logique pour Nicole Faure, la maire de la commune d'Ornon. "La sécurité des hommes passe avant tout" précise l'élue depuis 2015, "il faut que les équipes d'évacuations soient sécurisées". L'heure n'en est pour l'instant qu'aux expertises, le terrain pourrait être miné dans la semaine en fonction des conditions météo.

Certains habitants franchissent l'éboulement à pied malgré l'interdiction

La route bloquée, les panneaux "route barrée" encadrent soigneusement l'éboulement à plusieurs centaines de mètres des lieux, et pourtant, des voitures s'aventurent au plus près de la masse de terre et de roche. Pour gagner de précieuses dizaines de minutes, certains n'hésitent pas à franchir l'obstacle à pied. "Ils passent l'éboulement et demandent à quelqu'un de venir les chercher de l'autre côté, ou alors ils mettent une voiture de chaque côté et passent de l'une à l'autre" explique Franck, un riverain.

Le quotidien s'organise en fonction de l'éboulement depuis une dizaine de jours. Un internat au collège de Bourg d'Oisans a été proposé aux élèves de ces communes, et le ramassage des poubelles a été réorganisé comme le passage de La Poste. Pourtant pour certains travailleurs, le situation reste compliqué. Éleveuse de brebis à Ornon, Émilie confie que "faire deux heures de route pour se rendre au marché de Bourg d'Oisans avec une remorque frigorifié, c'est impossible" pour elle. Côté tourisme aussi, les premières répercutions se font sentir : annulations de réservations dans les gîtes et baisse de la fréquentation de la station de ski.

Le col d'Ornon à 1367 mètres, en Isère - Radio France
Le col d'Ornon à 1367 mètres, en Isère © Radio France - Denis Souilla