Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Environnement
Dossier : Contournement de Beynac

Dordogne : demi-victoire pour les opposants au contournement de Beynac

-
Par , France Bleu Périgord

Le dossier des travaux de la déviation de Beynac était étudié ce jeudi matin par le Conseil d'État. la rapporteure publique a recommandé la suspension des travaux. Une satisfaction pour les opposants au projet.

Une banderole contre le contournement de Beynac est accrochée aux jardins de Marqueyssac en Dordogne
Une banderole contre le contournement de Beynac est accrochée aux jardins de Marqueyssac en Dordogne © Radio France - Armêl Balogog

Beynac-et-Cazenac, France

Les travaux de la déviation de Beynac seront-ils bientôt suspendus ? C'est en tout cas ce que demande la rapporteure publique du Conseil d'État. L'institution étudiait ce jeudi 20 décembre le dossier du contournement routier, qui fait débat depuis une trentaine d'années.

La rapporteure publique estime que l'État n'apporte pas de preuve suffisante de l'intérêt du projet, et recommande ainsi la suspension l'autorisation préfectorale de travaux. L'avis du rapporteur public est suivi dans 80% des cas. Le Conseil d'État devrait se prononcer d'ici la fin de l'année.

Vers une suspension immédiate des travaux ?

Cela signifie que si le Conseil d'État suit l'avis de la rapporteure publique, il cassera l'ordonnance du tribunal administratif de Bordeaux et suspendra l'arrêté préfectoral du 29 janvier 2018 autorisant les travaux.

Le chantier sera donc immédiatement suspendu, en attendant que le tribunal administratif de Bordeaux statue sur cette autorisation. "Il annulera l'autorisation des travaux, puisqu'il est hors de question que le tribunal administratif de Bordeaux ne suive pas le Conseil d'État", indique Maître François-Henri Briard, qui a défend l'association d'opposants au projet "La demeure historique". 

Pendant l'audience, il a plaidé pour la défense du patrimoine et l'environnement.

Pas de recours possible pour le département

Pour le département, il n'y a aucune voie de recours, vu que le Conseil d'État est une juridiction suprême. Il faudra un nouvel arrêté préfectoral pour reprendre les travaux.

arrêter les travaux serait la plus mauvaise idée possible" - Germinal Peiro, président du Conseil départemental

Pour le président du Conseil départemental, l'arrêt des travaux serait la plus mauvaise idée possible, d'abord  parce que la moitié des 30 millions du chantier ont déjà été réglés, et aussi parce que les réparations promises pour l'environnement et l'habitat des animaux ne sont pas encore réalisés : la réouverture de deux bras morts de la rivière, la plantation de 27.000 végétaux ou la création de nouveaux habitats pour les libellules et les chauve-souris.

Germinal Peiro - Radio France
Germinal Peiro © Radio France - Harry Sagot

Germinal Peiro attend donc la décision des magistrats du Conseil d'état, avant d'aviser, en précisant "je n'ai nullement l'intention de m'arrêter, mais je fais encore confiance en la Justice."

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu