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Environnement

Dordogne : du breakslip au breakstring

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Par , France Bleu Périgord

Pour en savoir un peu plus sur la qualité de la terre, des culottes de coton bio ont été enterrées dans des parcelles de vigne voilà huit semaines. Deux mois après, il n'en reste presque plus rien. C'est la preuve que le sol travaille bien.

Laurent Colombier montre la culotte après deux mois passés sous terre
Laurent Colombier montre la culotte après deux mois passés sous terre © Radio France - Valérie Dejean

Pomport, France

Et si l'avenir des terres agricoles passait par une petite culotte de coton bio ? La chambre d'agriculture de la Dordogne mène des projets européens depuis des années sur les effets du changement climatique et le risque d'érosion et d'inondation. Reprenant une initiative d'un de ses partenaires anglais (d'ou le nom du breakSlip), elle a enterré des petites culottes de coton bio sur des parcelles de vigne au domaine de Grange Neuve près de Monbazillac à Pomport. Il s'agit de démontrer le rôle joué par la terre et son intérêt pour faire face aux effets du changement climatique.

La culotte a été plantée entre deux rangs de vigne voilà deux mois - Radio France
La culotte a été plantée entre deux rangs de vigne voilà deux mois © Radio France - Valérie Déjean

L'inhumation, c'était voilà huit semaines, l'exhumation ce jeudi. Et le résultat est riche d'enseignement. Car l'état de la culotte après deux mois passés sous terre en dit beaucoup sur la qualité du sol. Elle a été digérée, boulottée, il n'en reste quasiment plus rien. Les champignons, les vers, les bactéries se sont nourris du coton bio, ne laissant que l'élastique et le petit nœud rose en synthétique. Le slip est devenu string par la grâce de vers de terre au bel appétit.

Pour Laurent Colombier, conseiller viticole à la chambre d'agriculture, c'est une très bonne nouvelle. "Ça montre une activité biologique du sol qui est importante". Même analyse de Nicolas Fedou, chargé de mission climat à la chambre d'agriculture : "ça prouve que le sol fonctionne très bien, que les bactéries font leur travail et qu'elles le feront en cas de difficulté climatique."

Les vers n'ont rien laissé de la culotte en coton - Radio France
Les vers n'ont rien laissé de la culotte en coton © Radio France - Valérie Déjean

Le plus satisfait dans cette affaire, c'est sans doute le viticulteur lui-même, Anthony Castaing, qui y voit la confirmation qu'il travaille dans le bons sens. Aujourd’hui, il ne travaille plus qu'avec des engrais verts sur les 95 hectares de son domaine (dont la moitié de Monbazillac). Il y voit un véritable encouragement. Mais la magie de la culotte bio peut opérer bien au delà des parcelles de vigne. D'autres exploitants, dans d'autres domaines, vont mener l’expérience. Et chacun, dans son jardin potager, peut aussi enfouir une culotte bio. C'est un marqueur précis ludique et bon marché !