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Climat – Environnement

Dordogne : le tribunal administratif de Bordeaux va sceller le sort de la déviation de Beynac

lundi 25 mars 2019 à 18:21 Par Emmanuel Claverie, France Bleu Périgord

Anti et pro-déviation de Beynac se retrouvent une nouvelle fois devant la justice ce mardi 26 mars. Trois mois après la suspension par le Conseil d'état de l'arrêté préfectoral autorisant les travaux, le tribunal administratif de Bordeaux examine ce mardi le fond du dossier.

Le 28 décembre 2018, le Conseil d'Etat avait suspendu l'arrêté préfectoral autorisant les travaux de la déviation de Beynac
Le 28 décembre 2018, le Conseil d'Etat avait suspendu l'arrêté préfectoral autorisant les travaux de la déviation de Beynac © Maxppp - Maxppp

Beynac-et-Cazenac, France

Le tribunal administratif de Bordeaux examine ce mardi 26 mars à 9h30 le dossier du contournement de Beynac. Le 28 décembre 2018, le Conseil d'État, avait suspendu l'arrêté préfectoral autorisant les travaux, motivant sa décision par le souci de la protection de l'environnement et mettant en doute l'intérêt public majeur du projet.

Les opposants confiants

Propriétaire du château de Castelnaud et vice-président de l'association pour la protection de la vallée de la Dordogne, Kléber Rossillon se dit confiant à quelques heures de l'audience. Pour lui, "le Conseil d'Etat a vraiment indiqué que ce projet n'était pas d'intérêt public majeur et la population est opposée à ce projet. Que ce soit la municipalité de Beynac, mais aussi les habitants de la Dordogne qui se sont exprimés lors des enquêtes publique successives. Ce serait une bonne chose pour la démocratie que l'opinion des habitants soit respectée. Là je pense qu'on s'achemine vers cette solution apaisée".

Le Conseil départemental va fourbir ses arguments

Porteur du projet, le département de la Dordogne, cueilli à froid par la décision du Conseil d'Etat en décembre dernier, a préparé sa riposte. "On a été abasourdi par l'avis du Conseil d'Etat qui a arrêté le chantier explique le président du Conseil départemental Germinal Peiro. On s'est dit franchement, la République marche sur la tête! Arrêter un chantier après un an de travaux alors que la collectivité a engagé 20 millions d'euros et que nous avons eu toutes les autorisations, c'était totalement incompréhensible. Là je crois que l'on s'est préparé et que nous avons apporté des arguments pour prouver que ce projet est bien un projet d'intérêt public majeur. On a apporté des arguments sur la question de la sécurité, sur la protection de l'environnement, sur la santé publique, sur les questions économiques. Aujourd'hui je fais confiance à la justice, conclut-il, et j'espère que l'issue sera favorable". La décision du tribunal administratif devrait être connue dans un mois.