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Environnement
Dossier : Contournement de Beynac

Dordogne : les habitants toujours divisés après la suspension des travaux de la déviation de Beynac

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Par , France Bleu Périgord

Après la décision du Conseil d'État, les travaux du contournement routier sont suspendus. Une belle victoire pour les opposants au projet. Pour d'autres, c'est surtout un gros gâchis car le chantier avait bien avancé.

La traversée de Beynac s'est faite sans encombres cet été d'après le maire de la commune.
La traversée de Beynac s'est faite sans encombres cet été d'après le maire de la commune. © Radio France - Emmanuel Claverie

Beynac-et-Cazenac, France

C'est un sujet qui divise les habitants de la vallée de la Dordogne depuis plus de 30 ans. Et qui n'a pas fini de faire parler ! Vendredi 28 décembre, le Conseil d'État a demandé la suspension immédiate du chantier de contournement routier. Une belle victoire pour les opposants, un énorme gâchis pour d'autres. 

Dans les rues de Beynac, les avis sont partagés. Christiane est opposée au projet depuis des années : "On est un petit village touristique. À mon sens, on n'avait pas besoin de construire ces ponts qui vont gâcher la vue sur les châteaux, sur le pont de Fayrac. Mais il y a aussi le côté budgétaire, qui me paraît exorbitant pour ce que ça allait apporter comme avantages"

"C'est trop tard maintenant, le paysage est défiguré pour rien" - Patrick, un habitant de Vézac

Marie-Christine vit à Beynac plusieurs mois dans l'année. Elle aussi pousse un ouf de soulagement, même si elle estime qu'il faut "avoir le triomphe modeste". Elle espère surtout que le village va être apaisé. "Il faut qu'on retrouve une certaine convivialité en respectant les avis des uns et des autres", dit-elle. 

Le sentiment d'un énorme gâchis

Pour Patrick, c'est une mauvaise nouvelle. Cet habitant de Vézac n'a jamais été pour le projet de déviation, mais il estime que les travaux ont été trop loin. "C'est trop tard maintenant. C'est avant qu'il fallait prendre cette décision. Elle aurait dû être prise il y a 35 ans. Maintenant, le paysage est défiguré pour rien", regrette-t-il. 

"Il faut qu'on retrouve une certaine convivialité en respectant les avis des uns et des autres" - Marie-Christine, opposée au projet

Car les travaux du contournement routier de 3,2 km étaient bien engagés, sur les communes de Vézac, Saint-Vincent-de-Cosse et Castelnaud-la-Chapelle. Plus de 15 millions d'euros ont déjà été versés (environ la moitié du coût total du projet). Et le béton a coulé : cinq piles ont déjà construites dans la rivière. 

L'incertitude sur l'avenir du projet

D'autres habitants sont catégoriques : le contournement du bourg est nécessaire. Jean est très en colère après la décision du Conseil d'État. "On supporte des camions en permanence, qui roulent à grande vitesse . Et il y a des bouchons pendant tout l'été", déplore-t-il. 

Alors il est très remonté contre la victoire des opposants : "Il y avait toutes les autorisations d'État, mais il y a quelques personnes qui bloquent pour des raisons qui ne sont pas importantes, comme un oiseau qui va passer ou un lézard qui traverse la route...".

Germinal Peiro en visite sur le chantier du contournement de Beynac. - Radio France
Germinal Peiro en visite sur le chantier du contournement de Beynac. © Radio France - Emeline Ferry

Maintenant que les travaux sont suspendus, les habitants sont au moins d'accord sur une chose : il va falloir dialoguer pour décider des aménagements à conserver ou à détruire.

Le tribunal administratif de Bordeaux devrait se prononcer d'ici quelques mois. Mais Germinal Peiro, le président du département, se dit prêt à recommencer toute la procédure pour pouvoir poursuivre les travaux.

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