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Climat – Environnement

Dragage du lac d'Hossegor : mais où sont passés les tuyaux ?

jeudi 25 octobre 2018 à 20:36 Par Paul Ferrier, France Bleu Gascogne

Beaucoup s'interrogent à Hossegor. Pourquoi l'installation du chantier du dragage du Lac n'a pas encore commencé alors que les élus avaient annoncé mi-septembre que cela débuterait le 28 septembre ? Le chantier serait-il déjà en train de prendre du retard ?

Le chantier du dragage du lac d'Hossegor commencera à s'installer le 5 novembre.
Le chantier du dragage du lac d'Hossegor commencera à s'installer le 5 novembre. © Radio France - Paul Ferrier

Hossegor, France

Que ce soit autour du lac d'Hossegor, ou sur la plage de Santocha à Capbreton, beaucoup se demandent pourquoi l'installation du chantier n'a pas démarré. Où sont donc passés les tuyaux censés aspirer le sable du lac d'Hossegor pour être rejeté sur la plage de Capbreton ? 

"Le 28 septembre le chantier va commencer"

Le 14 septembre dernier, la MACS, la communauté de commune Maremne Adour Côte Sud, en charge des travaux, convoquait une conférence de presse pour annoncer le calendrier du dragage du lac d'Hossegor. Pierre Froustey, le président de la MACS, annonçait : "le 28 septembre, le chantier va commencer par l'installation du chantier, des barges, des tuyauteries, tout un système de refoulement et de pompage. Cela durera un mois et, fin octobre, le chantier technique va démarrer pour durer à peu près six mois

Pierre Froustey, le présient de la MACS, le 14 septembre lors d'une conférence de presse sur le calendrier des travaux.

Sauf qu'aujourd'hui, le 25 octobre, à l'heure où nous écrivons ces lignes, il n'y a toujours pas de trace de la moindre installation du chantier. Si les deux barges qui serviront de nichoir aux mouettes dans le cadre des mesures compensatoires sont bien arrivées, pas de tuyaux installés par Vinci,  ni autour du lac, ni sur la plage de Santocha à Capbreton. Pourquoi ? Pierre Froustey et la MACS explique  aujourd'hui que nous aurions, nous et tous les autres confrère présents, mal compris l'annonce du calendrier lors de la conférence de presse  de mi-septembre. Qu'il y aurait eu "un quiproquo". 

Le nouveau calendrier du chantier du dragage du lac d'Hossegor - Aucun(e)
Le nouveau calendrier du chantier du dragage du lac d'Hossegor - Capture d'écran www.cc-macs.org

Ce mercredi 24 octobre, le président de la MACS martelait qu'il n'y avait aucun retard : "Non il n'y a pas de retard du tout, explique Pierre Froustey, la période de démarrage des travaux ce n'est pas la période effective de l'installation du chantier. Il y a une période préalable qui consiste à purger toute les questions d'ordre administrative." Le président de la MACS fait ici référence au dernières analyses chimiques des sédiments qui finiront sur la plage de Santocha réalisées le 13 août dernier et dont les résultats ont été connus début octobre.  Mais il fait également référence à ses dernières tentatives pour de joindre la SEPANSO, l'association écologiste, qui prépare un référé suspensif qui sera déposé dès l'installation des premiers engins de travaux.  "On est pas en retard plus que ça, continue Pierre Froustey, on a aucun problème par rapport aux délais qui nous sont imposés par la préfecture."  

Pierre Froustey, président de la MACS, annonce un nouveau calendrier le 24 novembre.

"Nous ne sommes plus dans les clous de l'arrêté préfectoral"

Ce jeudi, la SPSH, l'association des propriétaires d'Hossegor, a tiré la sonnette d'alarme. Pour l'association, partie prenante du dossier depuis des années, le chantier est bien en retard. Et ce retard a des conséquences. Pour la SPSH, le chantier ne respectera plus l’arrêté préfectoral d'autorisation du chantier. C'est ce qu'est venu annoncer avec colère et incompréhension Dominique Menaut, le président de la SPSH : "On est déjà en retard. Nous ne sommes plus dans les clous de l'arrêté préfectoral et, par conséquent, des opposants à ce projet pourront certainement se prévaloir de cela, même l'Etat, en disant que le calendrier prévu pour ces travaux n'est absolument pas respecté."

"On est déjà en retard", dit le président de la SPSH, Dominique Menaut.

L'autorisation préfectoral du chantier est valable jusqu'au 31 mars et prévoit six mois de travaux. Mathématiquement, s'il y a six mois de travaux, le chantier se terminera en mai ,ce qui, effectivement, ne respecterait pas l'autorisation de l'Etat. La solution qui pourrait être choisi, devine la SPSH, ce serait  d’accélérer le rythme des travaux. "Si on souhaite faire ces travaux en une campagne, c'est à dire pendant six mois, poursuit Dominique Menaut, si on essaye de compenser en travaillant la nuit ou en augmentant la puissance des pompes, ou quelque soit les moyens utilisés, nous pensons que le biotope en sera d'autant plus perturbé. Ainsi que les riverains." 

Les membres de la SPSH, l'association des propriétaires d'Hossegor.  - Radio France
Les membres de la SPSH, l'association des propriétaires d'Hossegor. © Radio France - PF