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Climat – Environnement

Drôme : les éleveurs de moutons ne peuvent plus tirer sur le loup en cas d'attaque

lundi 17 avril 2017 à 6:46 Par Tommy Cattaneo, France Bleu Drôme Ardèche et France Bleu

On ne peut plus abattre de loups en France. Le quota national de 36 prédateurs à prélever a été atteint le 5 avril. Le Ministère de l'écologie n'a pour l'instant pas relevé ce plafond. Dans la Drôme, les éleveurs disposant d'un tir de défense ont donc les mains liées en cas d'attaque.

Le quota national de 36 loups à "prélever" a été atteint le 5 avril.
Le quota national de 36 loups à "prélever" a été atteint le 5 avril. © Radio France - Photo d'illustration.

Depuis le 5 avril, il est strictement interdit de tuer un loup en France. Le quota national de 36 loups pouvant être abattus sur le territoire a été atteint. Il est donc impossible d'abattre un loup de plus, puisque l'espèce est protégée. Les éleveurs sont inquiets : dans la Drôme, ils sont 120 à posséder un "tir de défense", qui leur permet de tuer un loup en cas d'attaque sur leurs troupeaux. Mais sans un arrêté du Ministère de l’écologie pour relever ce plafond de 36 loups, ils ne peuvent pas utiliser ce droit.

"L'année dernière, la réponse avait été très rapide", confie Jean-Louis Fleury, éleveur aux Tonils et co-président de l'association Solidarité pastorale. "Dès que le quota avait été atteint, la ministre avait signé en quelques jours un arrêté autorisant le tir de deux loups supplémentaires." Cette année, ce devait être quatre loups, mais depuis plus de dix jours, rien. Aucun arrêté n'a été publié au Journal Officiel. "On commence à être très inquiets", poursuit Jean-Louis Fleury.

18 attaques de loups dans la Drôme depuis janvier

Pour les éleveurs, cette absence de réponse du Ministère tombe très mal. Les beaux jours sont là et les troupeaux commencent à sortir des bergeries. En plus, le nombre d'attaques de loups a plus que doublé dans la Drôme par rapport à l'an dernier. 18, avec un total d'une soixantaine de victimes depuis janvier, contre 8 l'an dernier et 39 brebis tuées ou disparues.

"Si ça traîne, c'est probablement à cause des élections" - Alain Baudouin, éleveur à Combovin et vice-président de la Fédération ovine de la Drôme

Le nouveau quota de prélèvement sera pris en juillet. Mais pour les éleveurs, impossible d'attendre jusque là. "Si ça traîne, c'est probablement à cause des élections", avoue Alain Baudouin, éleveur à Combovin et vice-président de la Fédération ovine de la Drôme. "Pour ne pas froisser certains électeurs, on ne prend pas de décision."

L'absence de nouvel arrêté pour autoriser d'autres prélèvements pourrait aussi augmenter le risque de braconnage du loup. Par ailleurs, le président de la communauté de communes Dieulefit - Bourdeaux devrait envoyer un courrier au préfet de la Drôme pour lui demander d'autoriser plusieurs tirs de prélèvement dans le Diois, pour faire baisser les attaques.