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Climat – Environnement

En Haute-Garonne, des nichoirs pour combattre les chenilles processionnaires

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Par , France Bleu Occitanie

Plusieurs villes de l'agglomération du Muretain en Haute-Garonne se sont lancées depuis plusieurs années dans la chasse à la chenille processionnaire. En tentant de réintroduire une faune qui avait déserté les villes.

Un nichoir à chauve-souris, reconnaissable par son entrée située en dessous.
Un nichoir à chauve-souris, reconnaissable par son entrée située en dessous. © Radio France - Simon Cardona

Fonsorbes, France

Depuis la venue des beaux jours et le printemps, les chenilles processionnaires sont de retour en Haute-Garonne. Mais moins que d'habitude à Fonsorbes. Au sud de Toulouse, cette commune et certaines de ses voisines de l'agglomération du Muretain ont fait le pari d'installer des nichoirs pour combattre ce type de chenille invasive.

Un travail d'équipe

Des chenilles processionnaires bloquées par un collier écopiège - Maxppp
Des chenilles processionnaires bloquées par un collier écopiège © Maxppp - Bonnaud Guillaume

Depuis 2017, 70 nichoirs ont été installés. Une majorité pour les mésanges et quelques nichoirs de chauve-souris depuis un an. Ces nichoirs viennent compléter la mise en place de "colliers écopiège" qui encerclent les pins et les chênes de Fonsorbes.

Les résultats semblent prometteurs. "94 % des nichoirs dédiés aux mésanges sont occupés, estime Leslie Faggiano, la cofondatrice de l'entreprise spécialisée qui a installé les nichoirs. C'est plus compliqué pour les chauves-souris car elles ne font pas de nid."

Pour venir à bout de ces chenilles processionnaires, il faut savoir travailler en équipe : la mésange s'occupe des chenilles qui sont sur l'arbre, la huppe fasciée fouille les chrysalides cachées sous terre et la chauve-souris chasse le papillon de nuit l'été. 

Recréer une biodiversité

"Je trouve qu'on en a beaucoup moins et moins d'administrés nous appellent pour signaler la présence de chenilles processionnaires, admet Martine Vitet, adjointe au développement durable à la mairie de Fonsorbes. Après, on ne peut pas être partout, surveiller chaque arbre..."

"On ne peut pas parler d'endiguement sur deux années, explique Leslie Faggiano. Le but de réintroduire un prédateur dans un écosystème est de recréer ces fonctions-là. Le nichoir à oiseaux ce n'est pas de la technologie où on appuie sur un bouton et ça s'allume."

Ce type de nichoirs est aussi destiné aux particuliers. Ils coutent une cinquantaine d'euros.