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Climat – Environnement

En Haute-Vienne, "le débit des cours d'eau est 5 à 6 fois plus faible que la normale pour un mois de mai"

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Par , France Bleu Limousin

L'Observatoire de la sécheresse en Haute-Vienne suit de très près la situation des ressources en eau, après une année 2018 et un hiver très peu arrosés. Il faut se préparer à des restrictions de l'usage de l'eau.

En 15 ans en Haute-Vienne, Eric Hulot n'avait jamais connu un tel enchaînement de sécheresses.
En 15 ans en Haute-Vienne, Eric Hulot n'avait jamais connu un tel enchaînement de sécheresses. © Radio France - Nathalie Col

Haute-Vienne, France

La sécheresse est déjà de retour : des mesures de restriction d'eau sont en place dans 11 départements, notamment la Creuse et la Vienne. En Haute-Vienne et en Corrèze, on n'en est pas là. Mais selon Eric Hulot, animateur de l'Observatoire de la sécheresse en Haute-Vienne, il faut s'y préparer. Il répondait à 8h15 aux questions de Nathalie Col. 

Aujourd'hui, quelle est la situation ?

L'année ne commence pas très bien, la pluviométrie n'est pas à la hauteur des normes. Le débit des cours d'eau est assez faible pour un mois de mai. Normalement, l'hiver remplit les sols, renforce les sources, les zones humides. Les cours d'eau sont d'ordinaire à des débits 5 à 6 fois plus importants qu'aujourd'hui. 

Ce qu'il faut espérer, ce sont des pluies régulières, assez conséquentes ? 

Si on arrive à avoir des pluies régulières, à des niveaux moyens, ont pourra au moins sauver la partie agricole. Les agriculteurs font des efforts sur l'irrigation et l'abreuvement. Et on les aide, en déconnectant les plans d'eau, pour leur faire des réserves.

Il faut aussi que chacun d'entre nous prenne conscience du caractère précieux de cette ressource ? 

L'eau est en effet une denrée très précieuse, puisque les scientifiques annoncent des débits réduits de 30 à 50% dans les 20 à 30 ans à venir. Donc il faut s'y préparer et il appartient à tout le monde de réfléchir. Il y a des gestes d'économie, c'est évident, notamment pour arroser les jardins : chacun est bien sensibilisé maintenant à stocker l'eau de pluie, qui peut être utilisée sans restriction particulière. Et puis au quotidien, dans le ménage, la cuisine.

On le sait, mais est-ce qu'on le fait ? Est-ce qu'on n'attend pas l'alerte pour faire attention ?

Nous on a insisté pour communiquer le plus en amont possible, sur une situation de sécheresse qui va arriver, c'est inéluctable. Il y a un côté économique aussi, puisque l'eau va devenir de plus en plus chère. Le préfet a signé un arrêté le 13 mai, pour rentrer en alerte plus tôt, et sensibiliser la population plus tôt.  Il y a 15 ans, on avait un arrêté sécheresse tous les 5 ans, là, ça fait 5 ans qu'on en a tous les ans !