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Environnement

"En Mayenne, ce n'est pas la Beauce !" : le coup de gueule d'un agriculteur d'Arquenay qui plante des haies bocagères

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Par , France Bleu Mayenne

"Un arbre, un Mayennais" : le Conseil départemental de la Mayenne renouvelle son appel à projets pour les plantations d'arbres et d'arbustes. L'objectif est de planter sur tout le département, en milieu rural et urbain, mais les agriculteurs n'ont pas attendu cet appel pour le faire.

Paul Campas, agriculteur à Arquenay (Mayenne), plante des haies bocagères depuis plus de 30 ans.
Paul Campas, agriculteur à Arquenay (Mayenne), plante des haies bocagères depuis plus de 30 ans. © Radio France - Pauline Pennanec'h

Arquenay, France

Sur son exploitation, à Arquenay (Mayenne), Paul Campas, éleveur de poules et producteur de céréales, nous montre ses haies bocagères, les premières qu'il a planté il y a 30 ans, "lorsque j'ai monté mon premier bâtiment. Elle est bien haute, il faudrait presque commencer à récolter des arbres." 

Quand on est convaincu, on s'aperçoit de leurs bienfaits : ça protège du vent, de la pluie, ça donne à manger à nos auxiliaires pour nos cultures. 

Au départ, il les a planté pour mettre ses volailles à l'abri, puis "autour de mes pommiers à cidre pour faire le logis et la nourriture pour les auxiliaires qui viennent défendre mes pommiers des petites bêtes que je ne veux pas voir", dit-il. 

Paul s'est ensuite très vite aperçu des bienfaits des haies bocagères : "j'en ai aussi planté autour de mes parcelles de céréales. Juste à côté, il y a un champ d'orges, et je n'ai pas vu de pucerons dedans car je sais que les auxiliaires vont aller coloniser le champ d'orges pour aller manger les pucerons ! Nos plantes sont protégées donc on n'a pas besoin de les protéger avec d'autres produits."

"Ils bousillent les haies !"

Paul passe un coup de gueule. Il en a marre que l'on tape tout le temps sur les agriculteurs : "J'entends régulièrement dire qu'on bousille les haies !". Il le dit, en Mayenne, "ce n'est pas la Beauce" : "Il y a beaucoup d'agriculteurs, comme moi, mais je ne suis pas le seul, qui plantent des kilomètres de haies. Il faut voir, avec les subventions que donne le Conseil départemental pour la plantation des haies bocagères en Mayenne !"

Ça le met en colère, parce qu'il applique les principes de l'agriculture de conservation, c'est-à-dire qu'il essaye au minimum de remuer le sol. L'entretien des fossés et des haies lui coûte 2.000 à 3.000 euros par an, afin d'éviter que ça ne déborde trop sur les parcelles, "parce qu'un agriculteur, il va entretenir le paysage pour tout le monde !". Mais selon Paul, "On rend un service à la société quelque part. Vivre dans un environnement boisé comme celui-ci, voilà. C'est pas mal !"

Reportage de Pauline Pennanec'h

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