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Climat – Environnement

Environnement en Provence : les renoncements de Nicolas Hulot

mardi 28 août 2018 à 19:52 Par Thibault Maisonneuve, France Bleu Provence

L'ex-ministre de la transition énergétique a dû reculer sur plusieurs dossiers environnementaux. Le plus emblématique est sans doute le cas de l'usine Altéo de Gardanne.

Nicolas Hulot à sa sortie du conseil des ministres en juillet 2018
Nicolas Hulot à sa sortie du conseil des ministres en juillet 2018 © Maxppp -

Marseille, France

Nicolas Hulot a dû avaler des couleuvres en Provence-Alpes-Côte d'Azur sur plusieurs dossiers avec un impact sur l'environnement.  En mai 2018, l'ex-ministre de la Transition écologique avait lancé depuis Marseille des pistes pour sauver la biodiversité après avoir visité notamment les îles du Frioul. Mais cette visite n'a pas fait oublier les reculs de Nicolas Hulot sur la centrale biomasse et l'usine Altéo à Gardanne ainsi que sur les importations d'huile de palme à la raffinerie Total de la Mède (Bouches-du-Rhône).

L'usine biomasse de Gardanne 

En juillet 2017, lors de la présentation du plan Climat, Nicolas Hulot annonce vouloir fermer les centrales à charbon françaises dont celle de Gardanne en raison de l'impact notamment sur la forêt en Méditerranée. Mais le lendemain, le préfet des Bouches-du-Rhône fait savoir que le ministre a fait appel de la décision du tribunal administratif de Marseille qui a stoppé le permis d'exploiter de la centrale biomasse qui emploie 150 salariés.

Les rejets en mer de l'usine Altéo de Gardanne 

L'autre dossier emblématique est celui de l'usine Altéo à Gardanne. Avant son arrivée au gouvernement, en 2016, il soutient sur Twitter "ceux qui se battent contre les rejets dans la Méditerranée : une mer déjà si polluée et fragile". Mais une fois élu, il dénoncera "un laxisme qui a duré des années" et "une situation qui n'est pas satisfaisante" dans une usine qui emploie 450 personnes. En fait, Nicolas Hulot souhaitait faire de cette usine dont les rejets en mer ont fait l'objet de plusieurs recours, un symbole de transition énergétique, en accompagnant une transformation en centrale photovolaïque.

Huile de palme

En mai, Nicolas Hulot autorisé l'ouverture de la raffinerie Total de Mède, dans les Bouches-du-Rhône, qui produira des biocarburants à partir d'huile de palme notamment tout en expliquant que "Ce n'est pas de gaieté de coeur que j'ai autorisé la raffinerie de la Mède à rouvrir. L'avenir n'appartient pas à l'huile de palme". Nicolas Hulot expliquera que l'autorisation a en fait été accordée par le précédent gouvernement et que le groupe pétrolier a réalisé 275 millions d'euros de travaux pour transformer un site qui emploie 450 salariés. 

Réactions politiques

Dans un communiqué, la sénatrice socialiste des quartiers nord de Marseille Samia Ghali estime que cette démission est "une mauvaise nouvelle pour Marseille" et regrette "un allié résolu à faire de Marseille un laboratoire des questions environnementales". Samia Ghali fait référence à la création d'une zone d'émissions contrôlées pour réduire la pollution des bateaux de croisières, à la protection contre la pollution des sols dans les écoles ou encore au plan de lutte contre les décharges sauvages.

Pour Sébastien Barles, fondateur du collectif citoyen Marseille en commun, coordinateur de la Marche des cobayes, "la participation de Nicolas Hulot au gouvernement était largement défavorable" en pointant "son inaction sur le dossier emblématique des boues rouges", "son appel suite à la victoire des opposants à la méga Centrale biomasse de Gardanne qui menace la forêt méditerranéenne", "son autorisation à l’exportation d’huile de palme pour la reconversion de la raffinerie de la Mede sur l’étang de Berre" ainsi que "son déni complices avec  les autorités sanitaires sur les désastres sur la santé de la pollution industrielle sur la zone du golfe de Fos en      refusant de reconnaître les études épidémiologiques".

Pour Bruno Gilles, sénateur à Marseille et président de la fédération des Républicains des Bouches-du-Rhône, "cette rentrée marque donc la fin de l’illusion Macron". "Même si mes idées divergent de celles de Monsieur Hulot, je tiens à saluer sa décision de quitter le gouvernement car elle exprime un choix sincère, loin des tergiversations d’autres ministres capables d’avaler des couleuvres pour garder leur ministère", indique Bruno Gilles dans un communiqué.