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Climat – Environnement

Épandages de pesticides devant l'école de Villeneuve : il y aura bien un procès

mardi 3 juillet 2018 à 14:58 Par Stéphanie Brossard, France Bleu Gironde et France Bleu

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Bordeaux a tranché dans le dossier des épandages viticoles à Villeneuve, en mai 2014, qui avaient provoqué des malaises d'enfants d'une école située à proximité des vignes. L'affaire est renvoyée devant le tribunal correctionnel de Libourne.

Epandages de pesticides - Illustration
Epandages de pesticides - Illustration © Maxppp -

Deux châteaux du bordelais seront donc renvoyés devant le tribunal correctionnelle de Libourne. En mai 2014, 23 élèves et leur enseignante avaient été victimes de malaises et d'irritations après l'application de pesticides près de l'établissement, à Villeneuve dans le Blayais. 

Une bataille entamée en 2015

Après avoir initialement classé l'affaire sans suite, la justice avait ouvert une information judiciaire à Libourne après une plainte contre X de la Sepanso, et les deux châteaux avaient été mis en examen en octobre 2016. Un non-lieu avait été prononcé en septembre 2017 à Libourne mais la Sepanso a donc fait appel. Le procès pourrait se tenir dans les six à huit mois à venir

Les magistrats de la chambre de l'instruction ont estimé qu'il y a matière à procès car, les moyens utilisés pour traiter les vignes ce jour-là étaient "manifestement insuffisants" pour protéger l'école voisine et ceux qui s'y trouvaient. Par exemple, la force du vent n'était appréciée qu'en "regardant si les arbres bougeaient ou non" sans utiliser un anémomètre pour être plus précis. Insuffisant et bien trop "empirique" pour la chambre de l'instruction.

"La santé de nos enfants mérite bien un procès" selon l'avocat de la Sepanso

"La santé de nos enfants mérite bien un procès. Les viticulteurs mis en cause pourront ainsi s'exprimer, se défendre dans le cadre d'un procès contradictoire et public" a commenté l'avocat de la Sepanso, maître Ruffié. Pour lui, "cette affaire a fait changé le discours notamment du CIVB. Maintenant, il faut que les pratiques changent, car, on le voit sur les réseaux sociaux, des gens filment des épandanges en plein vent etc... Peut-être que ce procès conduira certains dans le Bordelais à changer. Il suffit juste d'appliquer la réglementation en vigueur. Pas besoin de changer la loi. Cette affaire sera j'espère une jurisprudence supplémentaire comme ça existe déjà devant le tribunal de Nîmes par exemple".

Au château Escalette, cette décision est vécue comme "une surprise et une déception". Maître Sophie Clavel, leur avocate précise que le Domaine est "engagée dans une démarche de respect de l'environnement depuis 2010, labellisé bio depuis 2013 et très soucieux de la manière dont les épandages sont pratiqués".