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Climat – Environnement

EPR de Flamanville : EDF envisage un nouveau retard de "quelques mois"

jeudi 31 mai 2018 à 14:35 - Mis à jour le jeudi 31 mai 2018 à 18:35 Par Morgane Heuclin-Reffait et Juliette Lemeunier, France Bleu Normandie (Calvados - Orne), France Bleu Cotentin et France Bleu

EDF a reconnu des retards sur la mise en service de l'EPR de Flamanville ce jeudi. Les réparations de nouvelles anomalies détectées impacteront le planning de "quelques mois" précise l'électricien.

Le réacteur nucléaire EPR en cours de construction à Flamanville (Manche)
Le réacteur nucléaire EPR en cours de construction à Flamanville (Manche) © Radio France - Benoit Martin

Flamanville, France

Un démarrage de l'EPR retardé d'au moins plusieurs mois" : voilà ce qu'annonçait mercredi Thierry Charles, en charge de la sûreté nucléaire à l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), dans une interview au site montel.no. Ce jeudi matin, les représentants de l'IRSN s'étaient montrés moins catégoriques. "Plusieurs mois, c'est en cas de travail de réparation important, explique Michel Frant. Il faut six à huit semaines pour réparer une soudure, mais tout dépend de l'efficacité d'EDF"

Un retard de "quelques mois" selon EDF 

De son côté, EDF, qui refusait de commenter ce délai supplémentaire annoncé par l'IRSN, a finalement reconnu envisager un nouveau retard de "quelques mois".  Le démarrage du réacteur EPR était prévu pour la fin de 2018,  et lors de l'assemblée générale de la Commission Locale d'Information qui s'est tenue ce jeudi , EDF expliquait que "les réparations vont prendre du temps, mais tant que nous ne nous sommes pas mis d'accord sur les modalités de réparations avec l'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN), il est trop tôt pour dire si ça aura un impact significatif".

Actuellement, EDF est en pleine procédure de re-contrôle des soudures, à la fois celles concernées par des anomalies mais aussi toutes celles sur lesquelles cela pourrait être le cas, 150 au total. L'ASN a fait de nombreuses demandes pour avoir des précisions sur les défauts constatés et les mesures à mettre en oeuvre pour y remédier : "EDF nous a déjà donné une partie des réponses mais nous attendons un dossier complet", indique Hélène Héron, chef de la division de l'ASN à Caen. "_En fonction des modalités de réparation qui seront choisies, l'impact sur le planning sera différent_".

Un impact flou sur le calendrier et les coûts qui agace les opposants

Du côté des associations d'opposants, le manque de précisions de la part d'EDF passe mal. "S'il y a du retard, les coûts du chantier vont augmenter, on en est de notre poche !" lance Guy Vastel de l'Association pour le Contrôle de la Radioactivité dans l'Ouest (ACRO). "Il faudrait être plus précis sur les retards, le dossier des soudures est complexe et va prendre beaucoup de temps à gérer". Le coût du chantier s'élève déjà aujourd'hui à 10,5 milliards d'euros.

Certains élus comme Elisabeth Burnouf, vice-présidente de la communauté d'agglomération Le Cotentin, demandent aussi plus de transparence sur le calendrier, critiquant un manque d'information auprès de la population.