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Environnement

Espirat : une Puydomoise à la tête d'un pôle mondial du végétal

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Par , France Bleu Pays d'Auvergne

Sandrine Darsonville a pris la tête, il y a un peu plus d'un mois, de Vegepolys Valley, fusion de Vegepolys, structure angevine spécialisée dans le végétal, et de Céréale-Vallée, structure clermontoise de grandes cultures. L'ambition : une agriculture française plus compétitive et qualitative.

Séverine Darsonville est la nouvelle présidente de Vegepolys Valley
Séverine Darsonville est la nouvelle présidente de Vegepolys Valley -

Espirat, France

Le nom, Vegepolys Valley, qui ressemble à une adaptation française de Silicon Valley, annonce la couleur : ce nouveau pôle de compétitivité a des ambitions mondiales, celui, si on en croit sa profession de foi, d'être "un pôle mondial et un acteur incontournable des agricultures plus compétitives, plus qualitatives et plus respectueuses de l’environnement et de la santé." Cette néo-structure compte déjà plus de 500 adhérents.

Il bénéficie de la bénédiction du gouvernement, puisque, dès février, le gouvernement avait retenu la candidature d’un pôle mondial du végétal basé à Angers parmi les 48 pôles de compétitivité labellisés pour quatre ans. Un pôle d'innovation, donc, destiné à mettre en commun les forces centrifuges de l'agriculture française. "Le modèle par filière ne marche plus. Les solutions trouvées pour une filière sont aussi déployables pour d'autres. Prenez la robotique : la robotique de désherbage était mise au point, au début, pour le maraîchage, et aujourd'hui, elle intéresse une partie des grandes cultures. L'idée, c'est de trouver des modes de production et des solutions durables", explique la présidente, Séverine Darsonville, qui souhaite "moderniser le métier d'agriculteur".

Sur ce champ, Séverine Darsonville cultivera de la lavande fine - Aucun(e)
Sur ce champ, Séverine Darsonville cultivera de la lavande fine -

Je suis convaincue que le végétal sera la source des créations durables qui pourront nous entourer dans notre vie quotidienne. Si on cherche des solutions durables dans notre vie quotidienne, ça passera par l'agriculture - Séverine Darsonville, présidente de Vegepolys Valley

Cette Puydomoise, administratrice du groupe de coopérative agricole auvergnat Limagrain depuis 7 ans, et agricultrice à Espirat, près de Clermont-Ferrand, depuis plus de 20 ans, a été choisie pour présider ce pôle de compétitivité. Pas un aboutissement, mais une progression naturelle. "C'est pas un chemin personnel, c'est se mettre au service de la collectivité, de représenter mes collègues agriculteurs."

Elle condamne les dégradations des permanences LREM mais comprend la colère

Elle qui condamne la dégradation des permanences de députés LREM, mais comprend la colère des agriculteurs face à l'arrivée en France du CETA, a un message à faire passer à ses collègues. "Il faut qu'ils s'engagent, pour se mettre en capacité de relever les défis qu'on attend d'eux. Il faut qu'ils reprennent la main sur leur communication. Tout le monde parle sur le métier d'agriculteur, sauf les agriculteurs eux-mêmes, alors qu'ils sont les mieux placés pour trouver des solutions de terrain."

Sur cette parcelle, Séverine Darsonville cultivera de la camomille romaine - Aucun(e)
Sur cette parcelle, Séverine Darsonville cultivera de la camomille romaine -

En tant que présidente, elle donne l'exemple : elle s'est récemment lancée, en parallèle de sa culture de blé et de maïs semences, dans la production de lavande et de camomille bio, en vue de produire des huiles essentielles et des produits médicinaux, en association avec une distillerie de Saint-Hilaire. Une stratégie autant qu'une nécessité, celle de s'adapter. "Mon exploitation est petite, c'est compliqué pour moi de la faire vivre telle qu'elle est. C'est une manière de conforter économiquement mon exploitation. Mais c'est aussi une culture qui m'intéresse grandement, et les plantes médicinales sont un des axes de compétences de Vegepolys Valley. Ces cultures végétales, si ce n'est l'avenir, sont l'un des avenirs." Un avenir qu'elle espère voir repris, dans le futur, par sa fille. "Mais elle choisira", sourit-elle, consciente de la difficulté et des pressions inhérentes à son métier.