Climat – Environnement

Et si on plantait de nouveau des OGM dans les Landes ?

Par Nelly Assenat, France Bleu Gascogne lundi 17 février 2014 à 16:48

Les pays Européenns n'ont pas réussi à se mettre d'accord sur l'autorisation d'un maïs OGM
Les pays Européenns n'ont pas réussi à se mettre d'accord sur l'autorisation d'un maïs OGM © MaxPPP

Les semences OGM sont interdites en France depuis le Grenelle de l’environnement de 2008 mais les producteurs de maïs pourraient quand même planter des OGM dans quelques semaines. La faute à un vide juridique que le gouvernement essaie de combler.

Les semis de maïs pourraient commencer le 15 mars cette année, et à cette date-là, certains céréaliers landais pourraient être tentés par les semences transgéniques, et notamment celles du fabriquant Monsanto qui sont vendues de l’autre côté de la frontière, en Espagne.

Comment en est-on arrivé là ?

L'été dernier, le Conseil d'Etat invalide le moratoire du gouvernement contre le MON 810, la semence OGM du fabricant Monsanto pour cause de non conformité avec les textes européens .

Mais depuis, le gouvernement n'a pas publié de nouveau texte pour interdire les OGM.

C'est ce qu'on appelle un vide juridique dans lequel des centaines de céréaliers seraient prêts à s’engouffrer.

30% des producteurs de maïs de l’Aquitaine et de Midi Pyrénées pourraient sauter le pas des OGM d’après Luc Esprit, le président de l’Association Générale des Producteurs de Maïs.

Une loi anti OGM en préparation

Le gouvernement, qui s'est toujours prononcé contre les OGM, engage donc une course contre la montre avant les premiers semis .

Une loi anti OGM est en cours. Elle a été déposée par le sénateur socialiste de l’Aveyron Alain Fauconnier, mais ne devrait pas être adoptée avant le 10 avril.

Pour éviter des semis OGM au mois de mars, les ministères de l'Agriculture et de l’Ecologie viennent de publier via internet un nouvel arrêté d'interdiction du maïs transgénique MON 810 de Monsanto. Publication au journal officiel prévue le 15 mars. C’est une interdiction que les pro-OGM peuvent une nouvelle fois contester devant le Conseil d'Etat en invoquant le droit européen. Ils ont déjà gagné à deux reprises.

"Les OGM répondent à une attente des producteurs", Luc Esprit, AGPM