Climat – Environnement DOSSIER : Fessenheim : la plus ancienne centrale nucléaire de France

Etes-vous inquiet après l'entrée de militants de Greenpeace sur le site de la centrale de Fessenheim?

Par Aurélie Locquet, France Bleu Alsace mardi 18 mars 2014 à 11:07

Banderole Greenpeace
Banderole Greenpeace © Radio France - Photo Patrick Genthon

Ce mardi matin, une cinquantaine de militants de Greenpeace sont entrés sur le site de la centrale de Fessenheim. Certains sont même montés sur le toit.

Retrouvez l'interview en intégralité de Cyrille Cormier, porte parole de Greenpeace

Retrouvez l'interview en intégralité de Laurent Raynaud, délégué CGT à la centrale

Plusieurs dizaines de militants de Greenpeace sont entrés ce mardi matin sur le site de la centrale nucléaire de Fessenheim pour dénoncer notamment le manque de sécurité entourant ses réacteurs. Ils ont aussi voulu rappeler à François Hollande sa promesse de fermer "la plus vieille centrale de France".

En tout, 56 individus ont participé à cette action de l'association écologiste, dont "une quarantaine ont réussi à entrer en zone protégée" , selon le ministère de l'Intérieur. En milieu de journée, les forces de l'ordre avaient interpelé tous les militants entrés sur le site et tentaient de détacher ceux qui s'étaient enchaînés sur place.

"L'intégralité de la centrale n'a pas été menacée"

Selon le ministère, "à aucun moment l'intégrité de la centrale n'a été menacée" et "la riposte des gendarmes a donc été adaptée pour les interpeller dans les conditions maximales de sécurité". En tout, 200 membres des forces de l'ordre ont été mobilisés autour de la centrale, tout comme un hélicoptère.

Plusieurs militants sont restés installés pendant plusieurs heures sur le toit de la centrale nucléaire. Ils ont déroulé une banderole géante "STOP RISKING EUROPE".

SON militant Greenpeace Fessenheim

Ces militants sont entrés entre 5 et 6 heures à bord d'un semi remorque transportant un container. Ils ont emprunté l'entrée Sud, le long de la voie ferrée et ont réussi à passer les barrières de sécurité. Greenpeace appelle à mettre un coup d'arrêt à "la menace posée par les centrales nucléaires vieillissantes en Europe" , explique Cyril Cormier, porte parole de l'organisation. "Nous sommes entrés très facilement dans cette centrale. Mais même si la sécurité est renforcée, même si des barrières à haut voltage sont installées, le nucléaire, intrinsèquement n'est pas sûr."

JDM fessenheim 2

En fin de matinée, Greenpeace a mené une seconde action en déployant une banderole sur le grand canal d'Alsace.

Action Greenpeace Fessenheim - Radio France
Action Greenpeace Fessenheim © Radio France - Patrick Genthon

Les salariés de la centrale se sont retrouvés eux devant la porte de la centrale sans pouvoir entrer travailler selon la CGT. "Il y a un sentiment de colère", * rapporte le délégué syndical Laurent Raynaud. *"Cette action est une agression, au vu des méthodes utilisées, cette organisation flirte avec le terrorisme." * La CGT n'est pas inquiète quant à la sécurité du site. *"Ce qui est vraiment inquiétant, c'est que des partis comme EELV qui sont au gouvernement cautionnent de telles actions."