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Environnement DOSSIER : France Bleu Montagne

Everest : trois morts supplémentaires sur les sommets embouteillés

Trois nouveaux alpinistes ont péri sur l'Everest, portant à sept le nombre de morts cette saison. Le toit du monde connaît en ce moment de forts embouteillages en "zone de la mort".

Les conséquences de la surfréquentation sur l'Everest
Les conséquences de la surfréquentation sur l'Everest © AFP - DOMA SHERPA / AFP

Les photos sont à peine croyables. On y voit des alpinistes en file indienne, attendre leur tour pendant des heures pour pouvoir accéder au toit du monde. Ce vendredi, les organisateurs d'expédition annoncent que trois nouveaux alpinistes ont péri sur l'Everest, ce qui porte à sept le nombre de victimes. 

Sept morts en quelques jours

Une Indienne de 52 ans avait atteint jeudi après-midi le sommet mais elle est décédée tandis qu'elle descendait. Un autre grimpeur indien de 27 ans a aussi trouvé la mort sur le chemin du retour. Un alpiniste autrichien de 65 ans est mort de l'autre côté de la montagne, sur la voie tibétaine, moins fréquentée que la voie népalaise.

Deux alpinistes indiens et un Américain avaient perdu la vie sur la célèbre montagne ces derniers jours. Un alpiniste irlandais est présumé mort après avoir glissé et être tombé dans une zone située à 8.300 m d'altitude, bien que son corps n'ait pas été retrouvé.

"Une zone de la mort" sur-fréquentée

La zone juste avant le sommet est surnommée "la zone de la mort". À cette altitude extrême au dessus de 8.000 mètres, l'oxygène se fait plus rare dans l'atmosphère et les sportifs doivent généralement recourir à des bouteilles d'oxygène pour parvenir au bout de leur ascension. Rester stationné ici est dangereux : "Rester longtemps dans la zone de la mort augmente les risques de gelures, de mal des montagnes et même de mort", a expliqué à l'AFP Ang Tsering Sherpa, ancien président de l'Association d'alpinisme du Népal.

Ce sont des images déconcertantes alors qu'on apprend en même temps que Elisabeth Revol, l'alpiniste française sauvée in extremis dans l'Himalaya il y a un peu plus d'un an, a gravi  l'Everest et le Lothse (sommet voisin) en deux jours d'affilée.

Actuellement, la haute saison (avril-mai) entraîne une fréquentation étonnante sur l'Everest (8.848 mètres) avec des dizaines d'alpinistes qui attendent leur tour avant d'accéder au sommet. 

Selon les experts, cet encombrement est dû aussi bien à la multiplication de permis qu'au nombre réduit de fenêtres météo favorables pour monter au sommet cette année. Toutes les expéditions lancent donc l'assaut final les mêmes jours. Cette année, le nombre d'alpinistes sur l'Everest pourrait dépasser le record de l'an dernier qui avait vu 807 personnes atteindre le sommet.

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