Climat – Environnement DOSSIER : Fessenheim : la plus ancienne centrale nucléaire de France

Fermeture de la centrale de Fessenheim : les écologistes se sentent bernés par François Hollande

Par Lucile Guillotin et Patrick Genthon, France Bleu Alsace et France Bleu Elsass mardi 27 décembre 2016 à 19:33

La centrale nucléaire de Fessenheim
La centrale nucléaire de Fessenheim © Maxppp -

C'était une promesse de François Hollande : fermer définitivement la centrale de Fessenheim à la fin de l'année 2016 et ce n'est pas le cas. Les écologistes ont le sentiment d'avoir été mené en bateau.

L’année n’est pas encore tout à fait terminée mais on est peut dire que ce fut l’arlésienne du quinquennat. En septembre 2012, le président François Hollande avait clairement annoncé son intention en ouverture de la conférence environnementale : "la centrale de Fessenheim, qui est la plus ancienne de notre parc, sera fermée à la fin de l'année 2016".

C’était une promesse faite aux écologistes qui ont l’impression d’avoir été dupés. Pour Jean- Marie Brom, du réseau Sortir du nucléaire : "depuis le début, tout le monde joue la montre. Ce n'est pas parce que François Hollande a fait sa promesse et l'a renouvelée au fil du temps. Il n'y a jamais eu une réelle volonté de fermer Fessenheim. On n'y a jamais cru depuis le début et on a eu raison de ne pas y croire".

Plus de raison objective de réclamer cette fermeture

Du côté des salariés, on a le sentiment qu’il n’y a plus de raison objective de réclamer cette fermeture. Par ailleurs, de nouvelles échéances électorales approchent. Laurent Raynaud salarié de la centrale et vice-président de l'association « Fessenheim notre énergie » estime que "cette promesse a bien été fondé sur un marchandage électorale qui ne servait absolument pas l'intérêt général, ni l'interêt des français". Deux avis qui convergent mais officiellement le processus de fermeture est toujours engagé. Ce qu’avait rappelé encore cet été la ministre de l’écologie Ségolène Royal

La centrale nucléaire de Fessenheim est actuellement à l’arrêt. EDF procède à des vérifications demandées par l’autorité de sureté nucléaire sur les deux réacteurs. Le réacteur numéro 1 devrait reprendre du service d’ici le 3 janvier.