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Climat – Environnement

Fin du plastique : la difficulté pour les entreprises iséroises

mercredi 24 octobre 2018 à 20:15 Par Nicolas Joly, France Bleu Isère et France Bleu

Les couverts en plastique c'est bientôt fini. Les députés européens ont voté mercredi un texte pour interdire les produits en plastique à usage unique. Il va falloir trouver des alternatives. En Isère des entreprises ont déjà prévu des solutions mais d'autres sont dans la tourmente.

Les produits à usage unique contenant des éléments en plastique et des éléments biodégradable seront toujours autorisés
Les produits à usage unique contenant des éléments en plastique et des éléments biodégradable seront toujours autorisés © Radio France - Nicolas Joly

Échirolles, France

"Tous nos échantillons seront _remplacés par du carton et du biodégradable_", avance fièrement Ferdaous Slama. La codirectrice d'Isère emballages est prête à faire face à la nouvelle directive européenne. Votée mercredi, elle interdit la production de produits en plastique à usage unique. Chaque année, entre 4,8 et 12,7 millions de tonnes de plastique terminent dans les océans. L'interdiction devrait entrer en vigueur en 2021. Pour y faire face, l'entreprise basée à Échirolles fait appel à d'autres matériaux. "Nous avons des pailles et des couvercles fabriqués à partir de maïs. Nous utilisons aussi du bois et du carton rigide pour les plateaux-repas".

Ferdaous Slama codirigeante de l'entreprise Isère emballages

Des coûts plus importants

"On a encore un tout petit peu de plastique", admet Ferdaous Slama. _"Tous nos clients ne sont pas prêts à passer au biodégradable parce que forcément, cela a un coût plus important." D'autant plus qu'avec le vote de la mesure européenne, "les matières premières biologiques vont être plus recherchées, se raréfier et devenir plus chères._

La codirectrice de l'entreprise reste toutefois optimiste. Il existe des produits biodégradables moins chers à produire que leurs équivalents en plastique. Tout dépend des matériaux employés et de la méthode de production : "Les plateaux-repas en carton biodégradables sont moins chers que les plateaux en plastique mais ce n'est pas le cas sur tous les produits. Avec la nouvelle loi, les clients n'auront pas le choix : ils devront passer en biodégradable."

Les producteurs dans la tourmente

Toutes les entreprises ne pourront pas se plier pas à la nouvelle réglementation avec la même agilité. Damien Chamoley est le directeur de l'entreprise Moule Nord-Isère. Il fabrique des produits en plastique grâce à des moules qu'il fabrique également. Il ne peut donc pas passer à une production en bois ou en carton. "Tous les chimistes à l'heure actuelle cherchent mais ils n'ont pas mis au point tous les matériaux dont nous avons besoin."

Damien Chamoley, directeur de l'entreprise Moule Nord Isère

Le directeur de Moule Nord-Isère déplore des imprécisions dans la définition de "l'usage unique" en question. "Nous fabriquons des verrines en plastique léger mais de bonne qualité. Nos clients peuvent les laver et les réutiliser plusieurs fois. Mais nous ne savons pas dans quelle mesure la loi va nous limiter." Le cadre légal français pourrait en effet être plus strict que la réglementation européenne, en limitant l'usage de certains matériaux : "Si nos gobelets sont interdits à partir du moment où ils sont en plastique alors là _c'est toute notre marque qui coule_."