Climat – Environnement

Week-end de mobilisation antinucléaire à Flamanville

Par Maëlle Robert, France Bleu Cotentin et France Bleu dimanche 2 octobre 2016 à 9:55

Le cortège a parcouru trois kilomètres entre la commune de Siouville et le port de Diélette, à quelques centaines de mètres du site de Flamanville.
Le cortège a parcouru trois kilomètres entre la commune de Siouville et le port de Diélette, à quelques centaines de mètres du site de Flamanville. © Radio France - Maëlle Robert

Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées ce week-end à Siouville, près de Flamanville (Manche), pour réclamer la fin du nucléaire en France, et l'arrêt du chantier de l'EPR. Après un défilé samedi, les animations continuent ce dimanche.

La mobilisation est moindre que lors de la précédente grande manifestation en 2006, mais la détermination des militants anti-nucléaires qui se sont rassemblés ce week-end tout près de la centrale nucléaire de Flamanville pour demander la sortie de la France du nucléaire et l'abandon de la construction de l'EPR de Flamanville, est restée intacte.

Ce dimanche, les militants ont été invités à participer à des conférences-débats. La première porte sur "les risques techniques et sociétaux du nucléaire". Un risque d'accident "réel" selon Yannick Rousselet, en charge des questions nucléaires pour Greenpeace, qui pointe l'anomalie détectée par l'Autorité de sûreté nucléaire au niveau de la cuve de l'EPR en 2015, et le mauvais état dans lequel se trouve le parc nucléaire français.

"Les trois-quarts des réacteurs nucléaires ont atteint leur limite d'âge aujourd'hui", Yannick Rousselet, de Greenpeace

Produire autrement

L'autre conférence porte sur "les alternatives au nucléaire". Un point important pour la Caennaise et habituée de ce type de manifestations Céline Latan : "On veut porter un message positif, parce qu'aujourd'hui, on sait qu'il est possible de renoncer au nucléaire, en produisant de l'électricité grâce à l’hydraulique, au solaire, à l'éolien et à l'hydrolien. L''électricité produite n'est pas plus chère."

Samedi, plusieurs milliers de personnes - 3000 selon la préfecture, jusqu'à 5000 pour les organisateurs, ont participé au cortège, sous haute surveillance policière.

Le cortège a fait halte à un endroit symbolique, à quelques centaines de mètres du site de Flamanville, non loin d'une plaque commémorative posée après l'accident de Fukushima à la mémoire des irradiés inconnus. "Fukushima, plus jamais ça", était d'ailleurs l'un des slogans scandés dans la manifestation.