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Climat – Environnement

Fukushima : le jour où le premier ministre japonais Naoto Kan est devenu un militant anti-nucléaire

mercredi 14 mars 2018 à 15:21 Par Corinne Fugler, France Bleu Alsace et France Bleu

L'ancien premier ministre nippon Naoto Kan a fait étape à Strasbourg, ce mercredi 14 mars 2018. Depuis la catastrophe de Fukushima, ce responsable politique plaide inlassablement pour l'abandon de l'énergie nucléaire.

Poste de contrôle à Okuma, devenue une ville fantôme après la catastrophe qui a ravagé la centrale japonaise de Fukushima
Poste de contrôle à Okuma, devenue une ville fantôme après la catastrophe qui a ravagé la centrale japonaise de Fukushima © Maxppp - K. Mayama

Strasbourg, France

Sa vie a basculé le 11 mars 2011, avec le tsunami qui a frappé les côtes japonaises puis la centrale nucléaire de Fukushima. Naoto Kan, premier ministre du Japon au moment de la catastrophe, croyait à l'industrie nucléaire et au savoir-faire des ingénieurs nippons. Quand, ce fameux mois de mars, il a failli vider Tokyo de ses 40 millions d'habitants, Naoto Kan est devenu l'un des grands adversaires du nucléaire dans le monde.

A l'Hôtel de ville de Strasbourg, les militants écologistes alsaciens ont offert à Naoto Kan un autocollant collector - Radio France
A l'Hôtel de ville de Strasbourg, les militants écologistes alsaciens ont offert à Naoto Kan un autocollant collector © Radio France - Corinne FUGLER

Devant un parterre d'élus strasbourgeois et de militants écologistes, cet ancien physicien est revenu ce mercredi 14 mars 2018 sur les choix qu'il a été amené à faire en 2011 pour préserver ses concitoyens. Il a rapidement renoncé à diriger le gouvernement japonais et il milite aujourd'hui pour l'abandon du nucléaire et pour la conversion aux énergies renouvelables, bien moins coûteuses qu'un EPR du type de celui de Flamanville.

Le poids de l'erreur humaine

Naoto Kan est revenu sur les deux autres catastrophes nucléaires majeures survenues aux Etats-Unis et en Ukraine, Three Mile Island et Tchernobyl. Elles ont un point commun avec celle de Fukushima, assure l'ancien premier ministre: toutes trois ont été provoquées par une erreur humaine. Au Japon, l'erreur a consisté à construire des réacteurs trop près de la mer, à un niveau trop bas, sur une zone sismique.

la centrale nucléaire de Fessenheim a été construite au bord du Rhin malgré le risque d'inondation - Maxppp
la centrale nucléaire de Fessenheim a été construite au bord du Rhin malgré le risque d'inondation © Maxppp - Vincent VOEGTLIN

Après avoir signé le Livre d'or de la Ville de Strasbourg, Naoto Kan a poursuivi sa visite strasbourgeoise par une rencontre avec des députés dans l'enceinte du Parlement européen, réuni cette semaine en session plénière dans la capitale alsacienne.