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Climat – Environnement

Gironde : les traces de pollution aperçues sur les plages sont en fait des déchets organiques

samedi 16 mars 2019 à 22:28 - Mis à jour le samedi 16 mars 2019 à 11:35 Par Camille Huppenoire et Fanette Hourt, France Bleu Gironde, France Bleu, France Bleu La Rochelle, France Bleu Loire Océan, France Bleu Armorique et France Bleu Breizh Izel

Des images diffusées ce samedi par l'association Sea Shepherd France laissaient penser que la pollution aux hydrocarbures issue du naufrage du Grande America avait déjà atteint les plages de Gironde. Il s'agit en réalité de déchets organiques selon la préfecture de la Gironde.

Les équipes anti-pollution s'activent en mer, le samedi 16 mars.
Les équipes anti-pollution s'activent en mer, le samedi 16 mars. - Marine nationale

Bordeaux, France

Alors que les opérations de lutte anti-pollution se poursuivent au large des côtes françaises, et se compliquent en raison des conditions météorologiques, des images notamment publiées sur le Facebook de l'association Sea Shepherd France ont pu laisser penser que les nappes d'hydrocarbures échappées du Grande America avaient déjà atteint les plages girondines, à Hourtin. Le préfet de Gironde a démenti ces informations ce dimanche matin. Il s'agit en réalité de déchets organiques.

L'association Sea Shepherd s'est alarmée de nappes de couleur marron sur les plages girondines. - Aucun(e)
L'association Sea Shepherd s'est alarmée de nappes de couleur marron sur les plages girondines. - Capture d'écran Facebook.

La préfecture a d'abord appelé à la plus grande prudence : "Attention à ne pas se fier aux photos alarmistes" a-t-elle écrit sur Twitter, tout en assurant que des prélèvements allaient être effectués. L'association Sea Shepherd a ensuite publié un rectificatif sur Facebook, nuançant sa première alerte. Les nappes de couleur marron observées à Hourtin étaient un phénomène naturel.

Des analyses ont finalement été effectuées par la mairie d'Hourtin en coopération avec les gendarmes. Et finalement ce dimanche matin, la préfecture de la Gironde a indiqué qu'il ne s'agissait pas d'hydrocarbures du Grande America, mais "de déchets organiques" sur twitter.

Attention aux informations sur les réseaux sociaux

Selon le maire de Naujac-sur-Mer, la commune voisine d'Hourtin, il s'agit en fait d'un phénomène "connu par nos anciens et récurent" sur les plages de Gironde : des boues rousses, provenant de l'estuaire, qui remontent de l'océan lorsqu'il est agité, ce qui a été le cas ces derniers jours. Jean-Bernard Dufourd en appelle d'ailleurs au calme, demandant à chacun de "vérifier leurs informations avant de diffuser ce genre de message sur les médias".

Une dérive des réseaux sociaux que regrette aussi le maire d'Hourtin, Jean-Marc Signoret. "On sait très bien qu'on peut être touchés dans les jours à venir, on y est près. Mais cela ne sert rien de diffuser des choses comme ça", s'agace-t-il. "Cela arrivera bien assez vite sans qu'on lance des polémiques qui ne sont pas justifiées. Je pense qu'il manque de sanctions là-dessus", ajoute-t-il.

Jean-Marc Signoret, le maire d'Hourtin.

La pollution menace en tout cas toujours les plages françaises. Au large, le travail des équipes de lutte contre la pollution est rendu difficile par les conditions météorologiques. Les premières nappes d'hydrocarbures répandues dans la mer suite au naufrage du Grande America ont été perdues de vue en raison de ces mauvaises conditions météo. Une nappe de 5 km² a tout de même été repérée ce samedi, à plus de 300 kms des côtes françaises.

Dès lundi, le dispositif sera renforcé, avec un remorqueur espagnol, le Alonso de Chaves qui se joindra aux opérations.