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Climat – Environnement

Gironde : la prévention des incendies est "un gros travail d'équipe"

mercredi 1 août 2018 à 3:29 Par Edouard Marguier, France Bleu Gironde

Les incendies en Grèce et en Suède ont rappelé de mauvais souvenirs en Gironde. En été, les 5.000 pompiers du département sont extrêmement vigilants et renforcent la surveillance.

La sergente Jessica Robert utilise une alidade pour estimer la distance des départs d'incendie.
La sergente Jessica Robert utilise une alidade pour estimer la distance des départs d'incendie. © Radio France - Edouard Marguier

Saint-Savin, France

Chez les pompiers de Gironde, il y a des guetteurs pour surveiller et alerter des départs d'incendie. Vingt-et-une tours de guet sont réparties sur le territoire. Pour remplir la mission, il faut être sportif et ne pas avoir le vertige.  En arrivant au sommet de celle de Saint-Savin, la sergente Jessica Robert, à peine essoufflée précise qu'il y a "200 marches" et qu'on se trouve à "40 mètres de haut". La guetteuse assure que c'est bien pour "faire le cardio". Ces surveillants constituent le premier maillon de la chaîne de prévention contre les feux de forêt. La Gironde peut compter sur ses 5.000 sapeur-pompiers pour préserver la végétation.

Traquer la moindre fumée

Jessica Robert va passer sa quatrième année en haut de cette tour de surveillance à 360 degrés. "C'est ma deuxième maison, sourit-elle. J'ai toujours dit que la tour était mon support et je suis ses yeux". Toutes les tours de guets du département sont en service de mars à septembre. Un pompier s'y trouve chaque jour de 13h à 19h. Jessica et ses collègues traquent la moindre apparition de fumée. "Là on voit un petit dégagement, remarque calmement la guetteuse. On dirait un peu de la fumée mais ce n'est que de la poussière soulevée par des travaux agricoles. Si, admettons, la fumée est marron, là on peut commencer à s'inquiéter." Cette couleur est signe de feu de forêt. 

Dans ce cas, la sergente localise le départ d'incendie grâce à un instrument de visée, appelé "alidade". En se repérant avec les lignes à hautes tension, les châteaux d'eau, Jessica Robert est capable de déterminer le lieu où le feu brûle. Elle peut ainsi prévenir ses collègues au sol. "On retransmet ces informations au centre opérationnel d'incendie et de secours (Codis) qui fait partir les effectifs, explique-t-elle. C'est un gros travail d'équipe." 

Nous ne sommes pas tout seul.

Pour aider les guetteurs et les pompiers en général, un niveau d'alerte incendie est déterminer chaque jour en prenant en compte les données météo et les constations sur le terrain. Le risque peut aller de faible à exceptionnel. Pour le moment, en Gironde, "il est modéré", explique le capitaine Mathieu Jomain, en charge de la communication au service départemental d'incendie et de secours (Sdis). 

Mais cela peut changer vite. L'hiver et le printemps pluvieux ont peut-être rechargé les nappes phréatiques mais ne garantissent pas au département d'échapper aux incendies. Les conditions météorologiques peuvent changer rapidement à cause de la proximité de l'océan et "la végétation du sud-ouest a tendance a s’assécher rapidement, conclut le pompier.