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Climat – Environnement

Gironde : une pétition contre les moustiques sur la presqu'île d'Ambès

mercredi 25 avril 2018 à 19:20 Par Pierre-Marie Gros, France Bleu Gironde et France Bleu

Le maire d'Ambès (Gironde) vient de lancer une pétition en ligne pour demander au préfet et au conseil départemental un mode de traitement efficace contre les moustiques et les moustiques-tigres, qui prolifèrent après un hiver très pluvieux. Cette pétition a déjà recueilli près de 1.800 signatures.

Le moustique-tigre - illustration -
Le moustique-tigre - illustration - © AFP -

Ambès, France

Ras-le bol des moustiques, et des moustiques-tigres, qui nous gâchent la vie  ! C'est le cri d'alarme lancé par les habitants de la Presqu'île d'Ambès. La pétition que vient de lancer Kevin Subrenat, le maire d'Ambès, a déjà recueilli 1.800 signatures

Cette pétition demande la mise en place d'un traitement efficace pour la démoustication, à savoir l'épandage, par des avions ou des hélicoptères, plutôt que la pulvérisation. La décision revient au Conseil départemental de Gironde, qui finance les opérations de démoustication, via l'EID Atlantique, l'organisme en charge de ces opérations, et qui pour l'instant, ne veut rien entendre. C'est à sa demande que le préfet peut modifier l'arrêté autorisant ce mode de traitement. 

Dans cette zone très boisée, entre Garonne et Dordogne, au milieu des marais, les moustiques pullulent, après les pluies de ces derniers mois. Des moustiques précoces et virulents, qui ont sévi ces derniers jours à la faveur du retour de la chaleur.

J'ai les jambes littéralement dévorées, après avoir passé quelques heures à nettoyer mon jardin. Et puis ils sont voraces, de plus en plus gros. C'est du béton, ces moustiques ! - Dominique , un habitant d'Ambès

Des habitants qui aimeraient bien profiter un peu plus de leur jardin. "Impossible de boire l'apéro dehors ou rester à l'extérieur, même le matin", explique Marine, une autre habitante. "Moi, j'ai un petit garçon de six ans, c'est compliqué. Et je ne vous parle pas de ceux qui ont des bébés. C'est invivable." Alain dit avoir testé "tous les anti-moustiques, lotions et autres produits qui existent sur le marché. On a dû dépenser 250 euros, rien n'y fait. "

"Impossible de rester dehors, c'est invivable"

C'est donc à la demande de ses administrés, explique-t-il, que le maire d'Ambès a décidé de passer à l'action. 

Les modes de traitement par pulvérisation sont très nettement insuffisants. L'idée est de faire exactement ce qui a été fait en 2014, le traitement par épandage avait alors été autorisé. A pluviométrie égale, traitement égal .  - Kévin Subrenat, maire d'Ambès. 

"Il faut faire comme en 2014" Kévin Subrenat, maire d'Ambès

Le conseil départemental répond que ce mode de traitement n'est pas adapté, car il ne protège pas assez la biodiversité

Les produits utilisés sont biocides. Nous avons choisi une approche par pulvérisation, plus ciblée. En 2014, on a utilisé l'épandage comme méthode coup-de-poing, en attendant la mise en place de nouveaux outils de gestion de ces espaces. Or, il y a prolifération parce qu'il y a défaut d'entretien de ce secteur, notamment des marais. - Alain Renard, vice-président du Conseil départemental en charge de l'environnement, et vice-président de l'EID Atlantique 

"L"épadange met à mal la biodeversité" Alain Renard, vice-président du département, en charge de l'environnement

Alain Renard renvoie donc la balle dans le camp des communes, accusées de "ne pas nettoyer comme il le faut les fossés". Des arguments que réfute le maire d'Ambès, comme il repousse l'argument d'un traitement pas assez écologique. 

On a aujourd'hui des modes de traitement beaucoup plus adaptés qu'il y a vingt ans. Le problème, c'est que la presqu'île d'Ambès est classée pour ces traitements en zone de confort. C'est un véritable traitement sanitaire dont nous avons besoin. - Kévin Subrenat 

Exemple de démoustication par épandage, dans l'Hérault  - Maxppp
Exemple de démoustication par épandage, dans l'Hérault © Maxppp -

Parce qu'il est en désaccord avec le mode de traitement pour la démoustication de sa commune, le maire d'Ambès ne verse plus depuis trois ans sa quote-part à l'EID, soit une somme cumulée de 6.000 euros. 

Reste qu'avec cette pétition, Kévin Subrenat veut faire bouger les lignes. Une pétition qu'il remettra le 4 mai en mains propres au préfet.