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Climat – Environnement

Glyphosate : Edouard Philippe confirme que l'herbicide sera interdit d'ici 2021

mercredi 30 mai 2018 à 16:05 Par Viviane Le Guen, France Bleu

Alors que les députés ont refusé d'inscrire l'interdiction du glyphosate dans la loi Agriculture et Alimentation votée ce mercredi à l'Assemblée nationale, Edouard Philippe confirme que l'herbicide sera bien proscrit d'ici trois ans, comme s'y était engagé Emmanuel Macron.

 Edouard Philippe, le Premier Ministre, à la sortie du conseil des ministres à Paris, le 23 mai 2018.
Edouard Philippe, le Premier Ministre, à la sortie du conseil des ministres à Paris, le 23 mai 2018. © Maxppp - Leon Tanguy

L'engagement d'Emmanuel Macron sur une sortie de la France de l'utilisation du glyphosate d'ici trois ans sera tenu, même s'il n'est pas inscrit dans la loi confirme Edouard Philippe ce mercredi.  

La polémique enfle depuis que les députés ont refusé de graver l’interdiction de l'herbicide - classé comme cancérigène probable par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) - dans la loi Agriculture et Alimentation. 

"Faire disparaître l'utilisation" du glyphosate d'ici trois ans

"Nous allons tenir deux engagements pris par le président de la République", a déclaré le Premier ministre à l'issue d'un séminaire gouvernemental. Le premier est "de ne jamais nous placer dans une situation où nous sur-transposerions (...), où nous imposerions des obligations supplémentaires en France par rapport à celles qui sont exigées dans l'Union européenne", a précisé Edouard Philippe.

Le second est de "faire en sorte de faire disparaître l'utilisation de ce produit à un horizon de temps qui est un horizon de trois ans et qui repose, beaucoup plus là encore que sur une interdiction formulée par la loi, par une transformation des pratiques et des méthodes, par l'idée que dans 80% des cas peut-être, on doit pouvoir se passer de l'utilisation de ce produit et concentrer l'utilisation de ce produit sur les hypothèses où pour le coup il n'y a pas de remplacement possible", a-t-il détaillé.

Il s'agit "beaucoup moins" d'un travail législatif que d'un "travail de solutions avec les acteurs concernés", a-t-il ajouté.

Colère des associations et élus écologistes

Mardi, le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux avait déjà indiqué que cet engagement d'Emmanuel Macron était "clair", et qu'il serait tenu, même s'il n'était pas "inscrit dans la loi". Le gouvernement va "travailler avec l'ensemble des filières" et l'Institut national de la recherche agronomique (Inra) pour "trouver des solutions alternatives" au glyphosate, avait-il rappelé.

Une option critiquée par les associations, les élus écologistes et jusque dans les rangs de la majorité. Sur franceinfo le député LREM du Maine et Loire, Matthieu Orphelin, a déploré une "occasion loupée" estimant qu’inscrire l'interdiction du glyphosate dans la loi "aurait été un plus pour réussir cet engagement."

L'eurodéputée écologiste Michèle Rivasi dénonce, elle, un renoncement sous le poids des lobbys et appelle Nicolas Hulot à quitter le gouvernement.