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Environnement

Glyphosate : ne plus labourer, le choix d'un agriculteur lorrain pour réduire les pesticides

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Par , France Bleu Sud Lorraine

Un rapport parlementaire rendu ce jeudi au Sénat remet sous feux de la rampe le glyphosate. Alors comment en réduire l'usage lorsqu'on est agriculteur ? Dans le Toulois, Antoine Grosjean pratique depuis six ans la conservation des sols et ne laboure plus. Le but : utiliser moins de pesticides.

Antoine Grosjean a choisi l'agriculture de conservation des sols.
Antoine Grosjean a choisi l'agriculture de conservation des sols. © Radio France - Mélanie Juvé

Villey-Saint-Étienne, France

Le glyphosate fait couler à nouveau de l'encre. Un rapport parlementaire évoquant l'herbicide controversé et le rôle des agences sanitaires doit être rendu ce jeudi au Sénat. 

Pour en réduire l'usage, un agriculteur lorrain, Antoine Grosjean, a choisi la conservation des sols. Une sorte de "troisième voie", qui lui permet sur son exploitation à Villey-Saint-Étienne dans le Toulois de réduire l'usage des pesticides. 

Ne plus travailler le sol

Sa technique, l'agriculture dite de conservation des sols, consiste à ne plus travailler la terre et utiliser des couverts végétaux. "On est en semi direct depuis six ans c'est à dire arrêt du labour et des outils, explique l'exploitant de 39 ans. L'objectif est de remonter la matière organique et avoir des sols fertiles."

Il y a plus de vers de terre, on le voit notamment parce que les sangliers viennent plus chez nous que chez nos voisins ! — Antoine Grosjean, agriculteur lorrain

Avec ce système, il a réduit son usage des pesticides : "Nous on utilise le glyphosate à faible dose, juste avant le semi. 1 litre par hectare." Et cela se voit selon lui : sur la parcelle du voisin les plantes ont jauni, récemment traitées avec plus de produit.

A gauche, la parcelle d'Antoine Grosjean, traitée avec "faible dose" de glyphosate. A droite, la parcelle d'un autre agriculteur, traitée avec du glyphosate à dose "normale". - Radio France
A gauche, la parcelle d'Antoine Grosjean, traitée avec "faible dose" de glyphosate. A droite, la parcelle d'un autre agriculteur, traitée avec du glyphosate à dose "normale". © Radio France - Mélanie Juvé

La conversion au bio difficile

Cette technique proche de la permaculture selon ses adeptes, permet de retient d'avantage l'humidité et le carbone dans le sol, et donc de moins contribuer au réchauffement climatique. Si la conversion en bio intéresse l'agriculteur, il dit ne pas avoir trouvé pour l'instant d’alternative à l'herbicide. 

"Il faut innover, et cela ne se fait pas en un jour, veut-il rappeler. Laissez-nous du temps avec les chercheurs pour trouver des solutions et être prochainement force de proposition !" Pour lui cette conversion signifierait de revoir son système de culture, car il devrait retravailler un minimum les sols.

Pour rappel en France, le glyphosate est prohibé à la vente pour les jardiniers particuliers depuis le 1er janvier et doit être interdit pour l'ensemble des usages d'ici fin 2022. Seuls 2% des agriculteurs français pratiqueraient le système d'agriculture de conservation des sols.

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