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Climat – Environnement DOSSIER : Naufrage du cargo Grande America

Grande America : la Gironde doit-elle craindre une marée noire ?

jeudi 14 mars 2019 à 12:41 - Mis à jour le jeudi 14 mars 2019 à 17:04 Par Yves Maugue, France Bleu Gironde et France Bleu

Après le naufrage du Grande America mardi à 350 km au large de La Rochelle, la Gironde est placée en pré-alerte, menacée par une nappe d'hydrocarbure de 10 km de long. Le fuel pourrait toucher les côtes de Gironde et de Charente-Maritime en milieu de semaine prochaine.

L'incendie à bord du cargo Grande America.
L'incendie à bord du cargo Grande America. - © Marine Nationale

Gironde, France

L' Argonaute, le navire anti-pollution a appareillé de Brest ce mercredi soir. Il est arrivé sur la zone ce jeudi en fin de matinée dans des conditions météo très difficiles. La préfecture maritime fait aussi revenir sur place le Sapeur, bâtiment d'assistance et de dépollution. L'Agence européenne pour la sécurité maritime va également affréter dans les prochaines heures un autre navire anti-pollution. L'armateur italien du Grande America, qui a sombré mardi, fait aussi venir sur place un remorqueur, l'Union Lynx, pour récupérer les déchets et les conteneurs qui pourraient dériver à la surface. Il y a donc quatre navires sur zone, engagés pour lutter contre les risques de pollution. 

La nappe d'hydrocarbure se dirige vers le sud-ouest. - Aucun(e)
La nappe d'hydrocarbure se dirige vers le sud-ouest. - © Marine Nationale

François De Rugy, le ministre de la Transition écologique est à Brest, pour gérer le naufrage du Grande America, le cargo italien qui a sombré mardi à 330 kilomètres à l'Ouest de la Rochelle. Il affirme que "tout sera fait pour limiter l'impact de la pollution. Nous déployons un dispositif en mer car l'objectif est de pomper tout ce qui pourra être pompé au large". 

Deux nappes d'hydrocarbures

Deux nappes d'hydrocarbures se dirigent vers les côtes de la Gironde ainsi que celles de Charente-Maritime. La première a déjà commencé à se disperser et se transformer en plaques et en boulettes a expliqué Stéphane Doll, le directeur du CEDRE (centre de documentation, de recherche et d'expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux) lors d'une conférence de presse ce jeudi après-midi. La deuxième nappe est toujours à l'état liquide. Les deux nappes se déplacent vers l'ouest à un rythme de 35 kilomètres par jour. Elles pourraient toucher terre en milieu de semaine prochaine. 

La préfecture de Gironde a placé ses services en phase de pré-alerte. Il s'agit de préparer des moyens anti-pollution. Le fuel qui s'est échappé des cuves du Grande America est le combustible qui permettait sa propulsion. Le navire transportait 2.200 tonnes d'hydrocarbures. Par comparaison, lors de la catastrophe de l'Erika en 1999, 37.000 tonnes de fuel avaient été rejetées en mer.

Il ne faut pas transformer l'alerte en psychose.

"On craint toujours une pollution, estime Dominique Bussereau, président du département de la Charente-Maritime et de l'Assemblée des Départements de France. Les risques existent pour nos côtes car les vents et les courants entraînent la nappe vers le Sud-Ouest. Tout le monde est en alerte mais on ne sait pas où va aller cette maudite nappe. Il ne faut pas transformer l'alerte en psychose car on ne sait pas du tout ce qui va se passer. On est mieux armés aujourd'hui pour éviter une catastrophe avec des navires capables de dépolluer en mer et davantage de moyens au sol".