Climat – Environnement

Grenoble : l'hiver peut venir, les équipes de déneigement sont prêtes

Par Antonin Kermen, France Bleu Isère jeudi 13 octobre 2016 à 19:16

Fin octobre 2012 Grenoble avait essuyé une forte tempête de neige
Fin octobre 2012 Grenoble avait essuyé une forte tempête de neige © Maxppp -

Les températures sont à la baisse ces derniers jours? Les collectivités se préparent donc aux opérations de déneigement. À Grenoble par exemple, 35 véhicules sont équipés de pelle à neige.

Les services techniques de la ville de Grenoble sont prêts, la neige peut venir. Alors que les sommets des massifs environnants sont déjà enneigés, dans la plaine, les camions ont été équipés de pelles à neige. 35 véhicules en tout, mais tous ne seront pas forcément sur le pont en même temps.

«ll y a trois niveaux d’intervention» précise Gérard Meyer, responsable du plan de viabilité hivernale de la capitale des Alpes. D’abord «un saumurage sur les grands axes, les voies de bus et les pistes cyclables», ensuite un deuxième niveau avec l’intervention des véhicules équipés des pelles à neige, puis s’il y a plus de vingt centimètre de neige, le renfort de deux cents à trois cents agents des services techniques à pied pour déneiger les bâtiments publics.

Enfin, l’armée peut aussi être appelée mais là c’est dans le cas d’un scénario catastrophe avec plus d’un mètre de neige dans les rues. Ce qui n’est jamais arrivé à Grenoble.

Jusqu’à trois cents agents des services techniques peuvent être mobilisés pour déneiger les rues de Grenoble - Radio France
Jusqu’à trois cents agents des services techniques peuvent être mobilisés pour déneiger les rues de Grenoble © Radio France - Antonin Kermen

Le sel biodégradable pas encore assez performant

Il y a deux hivers, la ville de Grenoble s’était lancée dans l’expérimentation d’un nouveau sel biodégradable livré sous forme de saumure. Mais les résultats n’ont pas été assez concluants et son utilisation n’est pas étendue. La société iséroise Selvert, à l’origine de cette innovation a retravaillé son produit pour améliorer son efficacité et espère que l’hiver permettra une nouvelle expérimentation «on a réussi à mettre en place un procédé pour fabriquer du grain» explique le président de la société basée à Tullins, Jean Louis Brault confiant dans son nouveau produit «on va avoir une maitrise du dosage alors que l’on avait effectivement quelques faiblesses à partir de la saumure».

En tout, la ville de Grenoble a stocké près de 400 tonnes de sel « classique », que les services techniques utilisent avec parcimonie assure Gérard Meyer «Pour faire des économies, mais il faut aussi parler de la pollution qu’entraine le sel. On en passe sur les endroits stratégiques et ceux qui sont en train de geler, mais on ne passe plus comme avant du sel de partout». L’hiver dernier quelques 280 tonnes ont ainsi été utilisées à Grenoble, alors qu’il y a quelques années, jusqu’à 400 tonnes étaient répandues en quelques nuits seulement.

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