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Climat – Environnement

Gros succès en ligne pour le projet d'un haut-viennois qui veut sauver le ver de terre

mardi 15 mai 2018 à 10:27 Par Fabienne Joigneault, France Bleu Limousin et France Bleu

Christophe Gatineau, cultivateur en Haute-Vienne et défenseur de la biodiversité, a présenté son "projet pour la planète" dans le cadre d'une opération du ministère de la Transition écologique : sauver le ver de terre ! Et son idée a séduit de nombreux internautes.

Le ver de terre est souvent dérangé par les techniques culturales, comme le labour
Le ver de terre est souvent dérangé par les techniques culturales, comme le labour © Maxppp - Christian Watier

Compreignac, France

C'est un Haut-Viennois qui veut sauver les vers de terre ! Christophe GATINEAU, écrivain et cultivateur, installé à Compreignac, près de Limoges, a répondu à un appel à projets du ministère de la Transition écologique, et il est arrivé premier du vote citoyen dans la catégorie Biodiversité. Son projet vise à sensibiliser les agriculteurs et les jardiniers sur l'importance des vers de terre. Il était l'invité de France Bleu Limousin ce mardi à 8h15 et répondait aux questions de Boris Loumagne.

Des grandes cultures destructrices

Les vers de terre "nous sont indispensables, parce que c'est eux qui créent la fertilité des sols, et donc sans eux, il n'y a plus de nourriture", explique Christophe Gatineau. Pourquoi ? Parce que leurs déjections nourrissent les plantes. Le problème, c'est que les populations sont en chute libre, surtout dans les sols exploités en grandes cultures. "En 50 ans, on est passé d'une tonne par hectare à 50 kilos !", rappelle Christophe Gatineau, "en milieu naturel, c'est stable".   

Les vers de terre meurent de faim !"

Que faire pour rétablir l'équilibre ? "Eviter de retourner la terre pour ne pas les stresser. Le premier problème des vers de terre, comme d'autres bêtes, c'est qu'ils meurent de faim. Parce qu'on a changé nos techniques de culture, et qu'on ne nourrit plus les sols. Alors si on rajoute en plus des fertilisants chimiques, et des pesticides, donc des perturbateurs endocriniens, on impacte la reproduction et au fil du temps, les populations s'amaigrissent", explique Christophe Gatineau.

Préserver les vers, c'est rentable"

Son défi, "c'est de démontrer à l'agriculteur que s'il coopère avec la biodiversité, il va faire des économies et finalement gagner de l'argent". Et de citer le cas de cultivateurs français qui font de l'agriculture de conservation : ils ne cultivent pas pour les humains, mais pour nourrir les vers de terre, et en échange les vers vont aérer la terre et fabriquer la nourriture pour les plantes, que l'on n'aura pas à acheter.  "L'agriculture existe depuis 10.000 ans et il n'y a que 50 ans qu'on ne fertilise plus !", relativise Christophe Gatineau. 

Il a prévu de publier un livre consacré à ce sujet  : cela s’appellera "L'éloge du ver de terre". Sortie prévue à l'automne.