Climat – Environnement

Huit jeunes étudient les chenilles processionnaires pendant leurs vacances dans la Drôme

Par Romain Berchet, France Bleu Drôme-Ardèche mercredi 17 août 2016 à 6:18

Les pièges sont placés à deux hauteurs différentes sur les pins pour étudier la capture des chenilles
Les pièges sont placés à deux hauteurs différentes sur les pins pour étudier la capture des chenilles © Radio France - Romain Berchet

Un groupe de huit jeunes vacanciers de 15 à 19 ans installent des pièges à chenilles processionnaires dans les pins de Dieulefit. Le but est de trouver des solutions alternatives pour réguler la population des insectes. Les résultats seront ensuite utilisés par de vrais scientifiques.

Loin des plages et des agitations touristiques, huit scientifiques en herbe ont décidé de passer des vacances studieuses. Ils sont âgés de 15 à 19 ans et viennent de toute la France (Bretagne, Paris) et même de Suisse. Pendant deux semaines, il étudient les chenilles processionnaires dans la commune de Dieulefit. L'insecte prolifère depuis de nombreuses années dans la Drôme et en France. Les chenilles représentent un réel danger pour le bétail, les animaux domestiques mais aussi les hommes.

Le groupe accroche des pièges à chenilles processionnaires dans les pins à deux hauteurs différentes : 1,5 et 5 mètres. "Le but est de trouver le meilleur endroit pour capturer le mâle afin de casser la chaîne de reproduction", explique Solène Touzeau de l'ONG Objectif Science International. Le piège est constitué d'un couvercle où est placée une capsule de phéromone pour attirer le mâle. Au dessus, un récipient est rempli d'eau avec du produit à vaisselle "pour l'empêcher de repartir", précise Solène Touzeau.

Une chenille processionnaire retrouvée morte dans le piège - Radio France
Une chenille processionnaire retrouvée morte dans le piège © Radio France - Romain Berchet

C'est génial d'être au cœur de ces travaux. Je ne pensais pas travailler un jour sur les chenilles processionnaires. Mais la vue est belle en haut des pins. C'est très reposant de travailler dans un tel environnement." - Adrien, 16 ans

Les pièges sont installés dans les pins de Dieulefit jusqu'à cinq mètres de hauteur - Radio France
Les pièges sont installés dans les pins de Dieulefit jusqu'à cinq mètres de hauteur © Radio France - Romain Berchet

Des travaux utiles

Le groupe de jeunes scientifiques ne travaille pas pour rien. Ils relèvent tous les trois jours les pièges à chenilles processionnaires. Les résultats collectés dans la Drôme seront envoyés à l'INRA (Institut national de la recherche agronomique) d'Avignon.

Les données permettront d'adapter au mieux la lutte contre les chenilles processionnaires. Aujourd'hui, il est très difficile de connaître la meilleure hauteur pour les pièges." - Solène Touzeau

Des résultats analysés de très près par les jeunes vacanciers. Pendant tout le séjour, les huit futurs scientifiques dorment directement dans les arbres.

Reportage à Dieulefit auprès du groupe de vacanciers en plein travail

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