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Climat – Environnement

"Il faut abattre une partie des loups pour qu'ils comprennent qu'ils ont un prédateur", selon la Confédération paysanne

vendredi 5 octobre 2018 à 10:58 Par Camille Labrousse, France Bleu Vaucluse et France Bleu

La Confédération paysanne réclame une véritable politique de régulation du loup. Nicolas Girod, son secrétaire national, était l'invité de France Bleu Vaucluse matin ce vendredi.

Les loups présents dans le Ventoux sont responsables d'une quinzaine d'attaques en 2017.
Les loups présents dans le Ventoux sont responsables d'une quinzaine d'attaques en 2017. © Maxppp - Philippe Clément

Vaucluse, France

Quinze attaques de loups ont été comptabilisées dans le Ventoux l'an dernier et ce chiffre est en augmentation en 2018, d'après la Confédération paysanne. Au niveau national, elle estime que les loups ont tué 15.000 bêtes en 2017. En soutien au pastoralisme et aux éleveurs, le Sénat vient d'adopter une résolution pour mieux protéger la profession. La Confédération paysanne partage cette position. 

Plus il y a de dégâts, plus il faut prélever de loups"

Il est difficile de savoir combien de loups vivent actuellement en France. Mais Nicolas Girod, le secrétaire national de l'organisation et spécialiste de la question des loups et du pastoralisme, est convaincu que le seuil de 500 prévu par le Plan loup du gouvernement pour l'an prochain est déjà atteint. Il réclame donc une réelle politique de régulation

"On ne veut pas un tableau de chasse de loups tués, explique-t-il. Le plan loup permet de prélever 10% de l'effectif présumé, soit 43 loups dans l'année. On ne veut pas faire comme ça. À la place, on réclame un plafond de prélèvements en fonction des dégâts. Peut-être que parfois il faudra monter au-delà et parfois rester en dessous."

S'agit-il bien de loups ? 

Nicolas Girod est catégorique : il s'agit forcément de loups : "À force de les côtoyer, les éleveurs savent faire la différence avec des chiens errants. Les services de l'État font également des relevés pour s'en assurer." 

Les écologistes réclament d'autres solutions que l'abattage et la Confédération paysanne semble d'accord : "Il faut en abattre une partie pour que le loup comprenne qu'il a un prédateur, qui est l'homme. Il faut aussi expérimenter du piégeage, on n'est pas obligés de les tuer. Mais les réintroduire ailleurs, loin des troupeaux."