Climat – Environnement

Indemnités pour la digue à Cavaillon et débat autour de deux arbres centenaires

Par Jean-Pierre Burlet et Aurélie Lagain, France Bleu Vaucluse mercredi 14 septembre 2016 à 11:42

Chêne centenaire
Chêne centenaire © Radio France - Solinne Moretti

Une audience avait lieu mardi devant la justice à Avignon sur les indemnités à verser pour les expropriations agricoles entraînées par la construction de la digue des Iscles du Milan entre Cavaillon et Cheval-Blanc (Vaucluse). Mais quelle valeur accorder à des arbres centenaires ?

Mardi, une audience du tribunal de grande instance d’Avignon a rassemblé plusieurs militants écologistes mobilisés contre des expropriations de terres agricoles entre Cavaillon et Cheval-Blanc. Des expropriations justifiées par la construction d'une digue qui doit protéger le sud de Cavaillon contre les inondations.

Les militants étaient venus pour soutenir des propriétaires de terres agricoles expropriés, mais les uns après les autres ils ont quitté la salle d'audience, déçus : Il n'était en effet question que d'argent, de montant d'indemnités et pas de défense des terres agricoles.

Il faut aussi admettre que le juge n'était saisi que dans ce cadre et que les travaux de la digue des Iscles du Milan sont engagés depuis mai. L'affaire est pliée !

Quel sort pour les chênes centenaires ?

Seule une famille s'est levée pour tenter de sauver deux arbres condamnés par les travaux. Mais comme il ne pouvait être question que d'argent, le débat a porté sur la qualité de ces chênes. Arbres remarquables pour la famille, arbres d'ornement pour le commissaire du gouvernement : la communauté de commune n'envisage de les indemniser qu'au titre de bois de chauffage.

"Ces arbres sont remarquables par ce qu'ils sont et ce qu'ils représentent. L'âge a été estimé à 200 ans. En reprenant le tracé de la digue, ces arbres peuvent être évités." Solinne Moretti

Chêne centenaire - Aucun(e)
Chêne centenaire - Solinne Moretti

"Ce Chêne représente beaucoup pour moi, pour ma sœur jumelle, pour ma mère: nous y avons grandi à ses côtés, ma mère y a grandit avant moi, comme ses parents avant elle. Mon grand-père avait gravé l'année de naissance de ma mère (1951) sur une des 2 pierres de bordure de la filiole (ruisseau). " Solinne Moretti

Réponse dans un mois, au rendu du délibéré le 12 octobre : le juge dira comment il estime des géants vénérables dont la valeur est certainement plus sentimentale et symbolique que pécuniaire.

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