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Environnement
Dossier : Le centre d'enfouissement des déchets nucléaires de Bure dans la Meuse

INFOGRAPHIE - Stocker des déchets nucléaires ultimes à Bure : un projet controversé

A Bure, le projet Cigéo est à la croisée des chemins. Ce centre destiné à stocker sous terre des déchets nucléaires ultimes n'attend plus que le feu vert du Parlement. Un laboratoire teste déjà depuis 15 ans les procédures. Mais les opposants aiguisent leurs arguments.

Le centre de stockage verrait le jour entre Bure et Saudron.
Le centre de stockage verrait le jour entre Bure et Saudron. © Radio France - Angeline Demuynck

La proposition de loi autorisant le stockage de déchets nucléaires à Bure, dans la Meuse, devrait être soumise aux parlementaires au cours de l'année 2016. Un texte préparé par le député socialiste Jean-Yves Le Déaut, partisan du projet de centre d'enfouissement Cigéo. A l'occasion de l'enquête d'Angeline Demuynck, de France Bleu Lorraine, pour l'émission Interception de France Inter, découvrez ce projet controversé à travers des photos des lieux et les témoignages des acteurs du dossier.

Le centre d'enfouissement de Bure est destiné à accueillir des déchets radioactifs ultimes à 490m sous terre. Depuis 2000, le laboratoire de l'Andra teste et simule le stockage et ses effets sur l'environnement souterrain. Pour que Cigéo voit le jour, il faut l'accord des parlementaires, d'où la proposition de loi de Jean-Yves Le Déaut. Le projet avait été ajouté sous forme d’amendement à la loi Macron, mais il a été retoqué par le Conseil constitutionnel à l’été  2015. Si le feu vert est finalement donné, le stockage commencerait en 2030.

Le projet fait évidemment polémique : une maison de la résistance s’est ouverte il y a 10 ans en plein cœur du village de Bure. Elle accueille, toute l’année, les opposants. Dans une commune voisine, Gondrecourt, une association d"habitants vigilants" opposés au projet a également vu le jour. Ils refusent une "poubelle nucléaire" à leurs portes. Mais de nombreux maires des environs sont favorables au projet : selon la loi de 2006, les communes ont obtenu des dédommagements financiers conséquents.

Promenez-vous dans la carte en cliquant sur Explore ou sur chaque icône qui correspond à un lieu du reportage et écoutez les sons.

Chaque week-end, l'Andra (l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) ouvre ses installations en surface. Et sur inscription, il est aussi possible de descendre dans le laboratoire souterrain. Environ 3000 personnes le font chaque année.

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