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Environnement

VIDÉO - Les viticulteurs font appel aux drones pour constater les dégâts en Savoie, une semaine après les intempéries

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Par , France Bleu Pays de Savoie, France Bleu

Près d'une semaine après les intempéries de grêle qui ont frappé la Savoie, les viticulteurs utilisent des drones pour dresser un état des lieux précis des nombreux dégâts dans leurs exploitations. La région va débloquer un million d'euros d'aide supplémentaire pour le secteur viticole.

A 25 mètres au-dessus des vignes, les drones permettent de recenser précisément les dégâts causés par la grêle dans les exploitations.
A 25 mètres au-dessus des vignes, les drones permettent de recenser précisément les dégâts causés par la grêle dans les exploitations. © Radio France - Julie Pacaud

Saint-Baldoph, France

Près d'une semaine après les intempéries de grêle qui ont frappé la Savoie, les viticulteurs font appel aux drones pour dresser un état des lieux détaillé des nombreux dégâts dans leurs exploitations. Dans le vignoble d'Apremont, une zone de 200 hectares a été très impactée à l'instar de la parcelle de Laurent Cochet, vigneron à Saint-Baldoph. "Je suis autour de 90% de perte, c'est une année blanche," explique-t-il, dépité. Alors pour constater l'étendue des dégâts, l'entreprise Drone Process s'est rendue sur son vignoble avec un drone. En quelques minutes, l'engin équipé d'une caméra et d'un appareil photo prend quelques 200 à 250 clichés très précis de la parcelle. "L'idée c'est vraiment de quadriller le terrain" explique Thierry Coffinet, le responsable développement de l'entreprise. Chacune des photos prises est ainsi géo-référencée et il est ensuite possible de zoomer sur chaque centimètre carré de la vigne de façon à pouvoir constater les dégâts occasionnés par la grêle.

Pas d'indemnisation malgré l'état de catastrophe naturelle décrété

Si le ministre de l'agriculture Didier Guillaume a annoncé ce jeudi que l'état de catastrophe naturelle allait être reconnu dans 20 à 25 communes en Ardèche, dans la Drôme, en Isère, en Savoie et Haute-Savoie, Laurent Cochet n'est pas pour autant rassuré. "L'état de catastrophe naturelle c'est pour déclencher les assurances, or la plupart des viticulteurs ne sont pas assurés car cela coûte trop cher," déplore le vigneron qui attend une aide spécifique de l'Etat ou des mesures en interne de compensation entre exploitations. D'autant plus que, si la récolte 2019 est gâchée, les récoltes futures ne sont pas assurées. Les feuilles, les grappes et le bois :  c'est l'ensemble de la vigne qui est durement touchée. "On ne sait pas comment la vigne va se comporter dans les années à venir... on navigue à vue," ajoute Laurent Cochet. 

Un million d'euros d'aide supplémentaire pour le secteur viticole

Des intempéries qui arrivent dans un contexte d'embellie pour les vignerons de Savoie. "On sort d'une période où les cours des vins de Savoie étaient assez bas, cette année ils remontaient un peu, et on n'avait pas besoin d'un coup de grêle comme ça pour nous affaiblir encore plus," s'agace Franck Masson, vigneron et élu au syndicat régional des vins de Savoie. "On avait peu de revenus cette année et on n'en aura pas l'année prochaine." En visite dans le vignoble d'Apremont, le président de région Laurent Wauquiez a annoncé la mise en place d’une dotation spéciale d’un million d’euros pour le secteur viticole, en plus des 5 millions d’euros d'aide d'urgence aux agriculteurs annoncé en début de semaine.

"J'ai 90% de pertes, c'est une année blanche," déplore Laurent Cochet, vigneron à Saint-Baldoph. - Radio France
"J'ai 90% de pertes, c'est une année blanche," déplore Laurent Cochet, vigneron à Saint-Baldoph. © Radio France - Julie Pacaud