Climat – Environnement

Intrusion de Greenpeace à la centrale du Tricastin : trois mois de prison avec sursis

Par Stéphane Milhomme et Nathalie Rodrigues, France Bleu Drôme-Ardèche jeudi 6 mars 2014 à 14:45

Les militants ont projeté une fissure sur l'un des réacteurs de la centrale
Les militants ont projeté une fissure sur l'un des réacteurs de la centrale © Greenpeace

Le tribunal correctionnel de Valence a rendu son jugement jeudi après midi. Le 15 juillet 2013, vingt neuf activistes, français et étrangers, avaient mené une action coup de poing sur le site nucléaire du sud Drôme pour demander à François Hollande sa fermeture.

Ils pourraient faire appel

Les militants de Greenpeace qui s'étaient introduits dans la centrale du Tricastin ont été condamnés à trois mois de prison avec sursis. Le jugement a été rendue en début d'après-midi ce jeudi par le Tribunal correctionnel de Valence (Drôme). Trois mois de prison avec sursis, c'est moins que ce qu'avait requis le procureur de la République : entre six mois et un an de prison avec sursis. Les militants de Greenpeace sont en train de consulter leur avocat. Ils pourraient faire appel de cette condamnation.

Une action spectaculaire

Mi-juillet, vingt-neuf activistes de Greenpeace, français et étrangers, avaient mené une action coup de poing. Ils entendaient réaliser un coup d'éclat spectaculaire le 15 juillet au matin. Ils étaient entrés sur le site de la centrale du Tricastin et avaient découpé le grillage, enjambé des barbelés avec des échelles et pénétré au plus près des réacteurs n°1 et n°3.

Les participants à cette opération avaient déployé deux banderoles avec le portrait de François Hollande et une question : "Président de la catastrophe ?". Leur objectif était de demander la fermeture du Tricastin , l'une des plus vieilles centrales nucléaires de France.

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Procés Greenpeace : palais de justice de Valence - Nathalie De Keyzer
En septembre dernier, le procès a été reporté à la demande d'EDF. Le procès s'est déroulé le 14 janvier dernier à Valence, sous haute surveillance mi-janvier. La décision elle a été rendue ce jeudi 6 mars 2014 dans une salle quasi vide.