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Climat – Environnement

Irma : six membres de l'ONG stéphanoise Pompiers humanitaires français partent sur place

jeudi 7 septembre 2017 à 14:16 Par Julien Corbière, France Bleu Saint-Étienne Loire

Six hommes de l'association stéphanoise PHF, Pompiers Humanitaires Français, vont prendre l'avion vendredi pour les Antilles françaises où l'ouragan Irma a fait au moins quatre morts (à Saint-Martin). Même s'ils sont habitués, cette situation semble très particulière.

Le pompier ligérien Arnaud Allibert prend l'avion demain matin pour les Antilles
Le pompier ligérien Arnaud Allibert prend l'avion demain matin pour les Antilles © Radio France - Angy Louatah

Six pompiers de l'association Pompiers humanitaires français, basée à Saint-Étienne, vont s'envoler vendredi vers Saint-Barthélémy et Saint-Martin, les deux îles des Antilles Françaises touchées de plein fouet la nuit dernière par l'ouragan Irma. Dans une allocution prononcée jeudi matin, Emmanuel Macron a confirmé que les dégâts seraient considérables. C'est le commandant Jérôme Giron, chef de la caserne de la Métare à Saint-Étienne et coordinateurs des PHF, qui l'a annoncé sur France Bleu Saint-Étienne Loire.

Plusieurs pompiers de Saint-Étienne dans l'expédition

Deux pompiers stéphanois vont faire partie de l'expédition qui doit s'envoler vers La Guadeloupe dans les prochaines heures. Là, explique le commandant Giron, ce sont les autorités françaises qui leur indiqueront le travail qu'il y a à faire : "C'est un module d'urgence qui part pour dix jours pour traiter ce qu'on appelle dans notre jargon l'hypercrise. Depuis Pointe-à-Pitre, le choix sera fait d'aller soit sur les îles Saint-Martin ou Saint-Barth, soit sur un arc antillais plus large, Haïti ou la Jamaïque (...) Mais même les îles où il y a une organisation habituellement très structurée sont dévastées".

La mission part pour une dizaine de jours et le commandant a déjà une petite idée du travail qu'il faudra d'abord réaliser dans l'urgence : "Il y aura nécessité de reconnaître les zones qui ont été particulièrement touchées. Il faudra rassembler les victimes, y compris le gens qui ne présentent pas des traumatismes lourds, faire de la "bobologie". Et puis pourquoi pas commencer à faire de la potabilisation de l'eau.'

L'opération préparée en quelques heures : "une aiguille dans une botte foin"

Les Pompiers humanitaires français se sont réunis ce jeudi matin en urgence à Saint-Étienne. En deux heures, ils ont décidé d'envoyer l'équipe. Parmi ceux qui vont prendre l'avion vendredi, le pompier stéphanois Arnaud Allibert, qui a déjà fait son paquetage : "Des sacs pour les médecins et infirmiers, du matériel de premier secours. Tout ce qui est désinfection, médicaments, attelles pour les entorses et les fractures, ou aussi le matériel pour pallier les brûlures également".

On est une petite ONG, une aiguille dans une botte de foin mais on participe et on se raccroche souvent à de grosses entités comme Médecins du monde" (Arnaud Allibert, PHF stéphanois)

Avec les infirmiers et médecins qui vont faire le voyage, Arnaud est un habitué des missions pour les PHF mais il ne s'habitue pas : "C’est ma quatrième mission d’urgence. Je commence à avoir un peu d’expérience. J’ai fait le Népal, Haïti et les Philippines. On sait à quoi s’attendre, ce n’est pas la routine, il y a toujours des surprises, de voir qu’une ville entière se trouve par terre".

Comme tout le monde en métropole, il vient de découvrir l'étendue des dégâts, l'île de Saint-Martin détruite à 95% : "Quand vous voyez les images que retransmettent les chaînes d’information, c’est ce que l’on retrouve sur le terrain, tout est à plat, les gens vivent dehors, il y a des morts sous les décombres mais à mon avis on risque d’avoir des surprises, peut-être un nombre de mort beaucoup plus conséquent que ce qui est annoncé".