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Climat – Environnement

"Je propose de limiter l’usage du glyphosate et d’investir dans la recherche", la députée européenne Angélique Delahaye

mardi 31 octobre 2017 à 7:53 Par Jonathan Landais, France Bleu Berry

La députée européenne de la région Centre Angélique Delahaye se prononce pour une sortie progressive du glyphosate d’ici cinq ans et appelle l’Europe à mettre les moyens financiers dans la recherche agronomique pour limiter l’usage des produits phytosanitaires.

La députée européenne Angélique Delahaye.
La députée européenne Angélique Delahaye. - Copyright site internet de la députée

Châteauroux, France

Angélique Delahaye, députée européenne PPE (droite) pour les territoires Centre, Auvergne et Limousin, membre de la commission environnement du Parlement européen était l’invitée du 6-9 de France Bleu Berry ce mardi 31 octobre. La députée européenne réclame une sortie progressive du glyphosate d’ici cinq ans.

"Je propose de limiter l’usage du glyphosate et de mettre demain des moyens financiers en matière de recherche et de développement pour les agriculteurs (…) il faut qu’on retrouve un peu de sérénité dans ce débat qui est devenu complètement irrationnel, on ne retournera pas dans les grottes demain en s’habillant avec des peaux de bêtes en pensant qu’on n’aura plus d’impact sur notre environnement (…) à un moment il faut être raisonnable, il faut regarder froidement les choses, il faut que les instituts de recherche trouvent les bonnes méthodes pour limiter l’utilisation des produits phytosanitaires", a-t-elle déclaré sur France Bleu Berry.

On commence seulement à mettre en place des alternatives grandeur nature" (la députée)

"J’ai été responsable professionnelle, j’ai mis en place le premier grand groupement d’intérêt scientifique pour des alternatives à la limitation de l’utilisation des produits phytosanitaires, ce groupement aura 10 ans le mois prochain (novembre 2017) et on commence seulement à mettre en place grandeur nature des alternatives (…) pas des alternatives comme l’utilisation de produits phytosanitaires en remplacement d’autre produits phytosanitaires, mais d’autres méthodes culturales qui nous permettent d’avoir justement une meilleure agronomie de nos sols pour limiter l’utilisation de produits phytosanitaires".

Pourquoi ne pas interdire le glyphosate dès maintenant ?

"Ma demande aujourd’hui ce n’est pas de remplacer le glyphosate par une autre molécule, c’est de mettre en place des dispositifs différents qui nous permettent de nous passer de toutes ces molécules (…) si aujourd’hui les agriculteurs utilisent du glyphosate, c’est qu’on leur a demandé de ne plus labourer leurs parcelles pour ne plus produire de gaz à effet de serre… mais il faut bien qu’ils puissent nettoyer leurs parcelles pour implanter leurs cultures et aujourd’hui il n’y a que le glyphosate pour faire ça !"

Les dispositifs d’agro-écologie sont une bonne démarche" (la députée)

"Les agriculteurs qui utilisent du glyphosate en grandes cultures sont des agriculteurs qui ont renoncé au labour pour rentrer dans les dispositifs d’agro-écologie mis en place par le Ministre Stéphane Le Foll (…) ce qui à mon sens est une bonne démarche, dans la mesure où l’on utilise de moins en moins de carburant, moins de mécanisation, on respecte l’agronomie des sols... sauf qu’il y a un pendant : tant que vous ne labourez pas vous ne vous débarrassez pas des mauvaises herbes".