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Climat – Environnement

Sommet sur la biodiversité : jusqu'à un million d'espèces animales et végétales pourraient être menacées d'extinction

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

La 7e conférence du "Giec de la biodiversité" s'est ouverte ce lundi à Paris. Objectif, dresser un état des lieux et trouver un accord pour enrayer le déclin des espèces animales et végétales. Un million sont menacées d'extinction dans les prochaines décennies.

Rainette aux yeux rouges du Costa-Rica, pays pionnier de la protection de l’environnement, doté d'une biodiversité exceptionnelle
Rainette aux yeux rouges du Costa-Rica, pays pionnier de la protection de l’environnement, doté d'une biodiversité exceptionnelle © Maxppp - Vincent Isore

Eau potable, forêts qui absorbent le CO2, insectes pollinisateurs nécessaires aux cultures, poissons... : sur les huit millions d'espèces que comptent la planète, entre 500.000 et un million d'espèces "devraient être menacées d'extinction, dont beaucoup dans les prochaines décennies". C'est la conclusion, alarmante, d'un projet de rapport de l'ONU sur la biodiversité obtenu en exclusivité par l'AFP quelques jours avant la réunion internationale qui s'est ouverte ce lundi à Paris. Scientifiques et diplomates de plus de 130 pays sont réunis jusqu'à samedi pour adopter la première évaluation mondiale des écosystèmes depuis près de 15 ans.

La destruction de nature menace l'Homme "au moins autant" que le changement climatique et mérite donc autant d'attention pour éviter des impacts dévastateurs a déclaré en préambule Robert Watson, président de la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES).

L'exploitation intensive des terres et des ressources, première responsable

150 experts de 50 pays ont travaillé durant trois ans pour produire ce rapport de 1.800 pages qui sera accompagné d'un "résumé pour les décideurs". D'après les informations de l'AFP, le document - basé sur l'étude des vertébrés et des insectes - indique que diverses "preuves indépendantes signalent une accélération rapide imminente du taux d'extinction des espèces (...) même si les facteurs (de cette extinction) ne s'intensifient pas". Ces conclusions corroborent celles de nombreux scientifiques qui estiment qu'une sixième extinction massive a débuté.

Premiers responsables de cette sombre situation : l'utilisation des terres (agriculture, exploitation forestière, mines) et l'exploitation directe des ressources (pêche, chasse). Viennent ensuite le changement climatique, les pollutions et les espèces invasives, dont l'impact est "à ce jour relativement moins important", mais "s'accélère".

40% de l'environnement marin et la moitié des cours d'eau "gravement altérés"

Conséquences : les trois-quarts des surfaces terrestres, 40% de l'environnement marin et la moitié des cours d'eau ont été "gravement altérés". 

La disparition de cette biodiversité a un impact direct sur l'Homme. Nourriture, énergie, médicaments : "les apports que les gens tirent de la nature sont fondamentaux pour l'existence et la richesse de la vie humaine sur Terre, et la plupart d'entre eux ne sont pas totalement remplaçables", met en garde le texte. Plus de deux milliards de personnes dépendent toujours du bois pour l'énergie par exemple, quatre milliards utilisent une médecine naturelle et 75% des cultures ont besoin d'être pollinisées par des insectes.

Les régions les plus touchées sont celles où vivent des peuples autochtones particulièrement dépendants de la nature ou des populations pauvres déjà plus vulnérables aux impacts du changement climatique.