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Climat – Environnement

L'activité des entreprises du marché Saint-Charles de Perpignan perturbée par la neige

vendredi 2 mars 2018 à 7:03 Par Clémentine Vergnaud, France Bleu Roussillon

Les chutes de neige en Catalogne et dans l'Hérault ont perturbé, mercredi 28 février et jeudi 1er mars, l'activité des entreprises du marché Saint-Charles de Perpignan. Les salariés ont dû mettre les bouchées doubles pour compenser les retards, notamment dans le transport et la logistique.

Les salariés de Guanter-Rodriguez ont mis les bouchées doubles, jeudi 1er mars, pour rattraper le retard causé par la neige.
Les salariés de Guanter-Rodriguez ont mis les bouchées doubles, jeudi 1er mars, pour rattraper le retard causé par la neige. © Radio France - Clémentine Vergnaud

Perpignan, France

De la neige en Catalogne et dans l'Hérault, l'autoroute coupée entre l'Espagne et la France mais également de Narbonne à Orange : les journées de mercredi 28 février et jeudi 1er mars ont été compliquées pour les entreprises de transports de marchandises et de logistique des Pyrénées-Orientales. Pour certaines sociétés du marché Saint-Charles de Perpignan, il a fallu rattraper le retard induit par les intempéries et réaliser une double journée, jeudi. L'entreprise Guanter-Rodriguez, spécialisée dans la logistique, le stockage et la redistribution de fruits et légumes depuis le Maroc et l'Espagne vers toute l'Europe, en fait partie. 

Décharger les camions en 20 à 30 minutes

Sur le parking de l'entreprise, le balai des camions était incessant. Au niveau des quais, les transpalettes ont défilé toute la journée pour vider les remorques des camions. Juan, un chauffeur espagnol qui a été bloqué une nuit entière en Espagne, a vécu une tournée compliquée. "Il y a beaucoup de bazar ! Ici, ils travaillent vite mais pas autant que d'habitude." Le déchargement a parfois tourné au calvaire pour lui. "Il y a des endroits où on nous retient plusieurs heures pour décharger une simple remorque..."

Le responsable de l'entrepôt, Franck Palmer, était conscient de la nervosité des chauffeurs. Avec 300 camions qui passent chaque jour sur le site, il n'avait pas le droit à l'erreur. "Il ne faut pas se tromper et donner les choses moins urgentes d'abord pour faire le reste après parce que ça crée des problèmes. Les chauffeurs sont impatients et veulent repartir donc ça peut créer des tensions. Un camion doit être déchargé en 20 à 30 minutes maximum."

Six salariés en congés rappelés

Pour faire face à cette double journée de travail, les responsables de l'entreprise ont fait jouer la solidarité. "On a demandé aux personnels qui étaient en congés de venir travailler de sorte à renforcer l'équipe pour livrer le plus rapidement possible les marchandises", explique Michel Puntunet, directeur général adjoint de la société. Ainsi, six personnes sont revenues pour donner un coup de main à leurs collègues. 

Les camions arrivaient en flux continu, jeudi 1er mars, à l'entreprise Guanter-Rodriguez de Perpignan. - Radio France
Les camions arrivaient en flux continu, jeudi 1er mars, à l'entreprise Guanter-Rodriguez de Perpignan. © Radio France - Clémentine Vergnaud

Si la neige est forcément une complication dans la journée de travail des salariés de Guanter-Rodriguez, Michel Puntunet est resté relativement serein. "C'est un blocage de courte durée donc ça n'aura pas trop d'incidence. Ça provoque un retard dans les livraisons et les programmations mais tout le monde est conscient du phénomène donc les gens s'y préparent et la communication est fluide."

L'entreprise a d'ailleurs l'habitude de s'adapter aux conditions climatiques. "On subit parfois du mauvais temps sur le détroit de Gibraltar, pour des marchandises en provenance du Maroc", assure José Rodriguez, le directeur de l'entreprise. Les camions restent parfois bloqués deux jours. "On est organisés pour ça, pour pouvoir gérer un volume et un flux qui peut être du simple au double." L'épisode neigeux ne devrait donc pas avoir de conséquences financières sur l'activité de l'entreprise.