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Climat – Environnement

L'air du métro lillois est aussi pollué qu'un jour de pic de pollution

mercredi 19 décembre 2018 à 4:16 Par Bastien Deceuninck, France Bleu Nord et France Bleu

Selon des chercheurs de l'université de Lille, l'air que nous respirons dans les rames du métro lillois est aussi chargé en particules fines que lors des pics de pollution. Ils affirment avoir alerté la MEL et Transpole, en vain.

L'une des stations du métro lillois, à Lomme
L'une des stations du métro lillois, à Lomme © Maxppp - Baziz Chibane

Lille, France

Prendre les transports en commun est une bonne solution pour éviter de polluer, mais ce n'est pas pour autant que la pollution nous épargne. Selon des chercheurs de l'université de Lille, l'air dans les rames du métro lillois serait encore plus pollué que l'air ambiant. Les concentrations en particules fines seraient les mêmes que celles des jours de pic de pollution.  S'ils étaient mesurés dans l'air ambiant, ces niveaux entraîneraient des restrictions comme la réduction de vitesse sur les routes, voire une circulation différenciée.

Bien au dessus des recommandations de l'OMS

La découverte a été faite un peu par hasard. "Pour nos travaux, on se promenait à Lille ou sur le campus avec des capteurs qui mesurent la concentration de particules dans l'air. Le métro faisait donc partie de notre trajet. Et c'est là que nous avons repéré les concentrations les plus grandes" explique Benjamin Hanoune, enseignant-chercheur à l'université de Lille.

Des concentrations de particules "Pm10" (qui mesurent jusqu'à 10 micromètres) qui atteignent parfois 80 microgrammes par mètre cubes, bien au dessus du maximum de 50 microgrammes recommandé par l'OMS. "C'est largement au dessus des seuils d'information" précise Suzanne Crumeyrolles, enseignante-chercheur à l'université de Lille. "Ça veut dire que si ces taux étaient relevés à l'air libre, l'Etat demanderait aux personnes sensibles comme les asthmatiques d'éviter de faire du sport ou des activités intenses."

Un problème lié à la filtration de l'air ?

Alors comment expliquer cette concentration ? "Le métro lillois est un environnement confiné. Il y a des particules dans les tunnels, dans les stations et dans les rames qui ne peuvent pas s'évacuer" explique Benjamin Hanoune. "_La situation n'est pas anormale mais on pourrait probablement l'améliorer assez facilement. On pense que c'est surtout lié à la filtration de l'air qui est injecté dans les rames qui est largement insuffisante."_Les deux chercheurs affirment avoir prévenu la MEL et Transpole au mois de mai 2017 pour mener des études plus approfondies, et notamment pour évaluer la dangerosité de ces particules. Sans réponse pour le moment.

Les taux de concentration de particules dans l'air relevés sur la ligne 1 du métro. - Aucun(e)
Les taux de concentration de particules dans l'air relevés sur la ligne 1 du métro. - Suzanne Crumeyrolle

Comment lire ce graphique? 

Il représente les concentrations en particules Pm10 mesurées dans chaque station de métro de la ligne 1 (exemples : QC = Quatre Cantons, LF = Lille Flandres). À la station Lille Flandres, le taux de particules mesuré est en moyenne de 60 microgrammes par mètre cube d'air. les mesures varient entre 10 et 160 microgrammes par mètre cube d'air.