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Environnement

L'apiculture, une "passion" malgré la galère

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Par , France Bleu Occitanie

Patrick Bergé est apiculteur en Haute-Garonne et a vu ses ruches décimées par les maladies, les pesticides et les prédateurs depuis qu'il s'est lancé. Mais il continue coûte que coûte, pour perpétuer cet héritage familial.

Depuis qu'il a commencé l'apiculture, en 2003, Patrick Bergé doit lutter contre maladies, pesticides et prédateurs qui déciment ses ruches
Depuis qu'il a commencé l'apiculture, en 2003, Patrick Bergé doit lutter contre maladies, pesticides et prédateurs qui déciment ses ruches © Radio France - Winny Claret

Capens, France

"L'apiculture est une passion, plus qu'un métier." Patrick Bergé est apiculteur à Capens, au Sud de Toulouse (Haute-Garonne). Une profession qu'il chérit - notre région est d'ailleurs la plus grande région du miel en France, selon la chambre de commerce et d'industrie d'Occitanie, avec 3 500 tonnes produites en 2016. Mais un métier qui ne lui permet plus de vivre tant ses ruches ont été décimées ces dernières années.

Un héritage familial

Patrick Bergé a malgré tout les yeux qui brillent quand il raconte comment son arrière-grand-père paternel a installé ses premières ruches en Ariège à la fin du XIXe siècle. 

"Il faisait chauffer la cire au coin de la cheminée"

Lui s'est lancé dans l'apiculture au début des années 2 000, et en un peu moins de 20 ans il a vu sa production dégringoler, "Aujourd'hui j'ai _55% de pertes d'abeilles chaque année_." Des ruches décimées par le réchauffement climatique, les maladies, par les pesticides que butinent ses abeilles dans les champs agricoles. Et plus récemment par un prédateur redoutable : le frelon asiatique

Selon Patrick Bergé ces frelons peuvent tuer une trentaine d'abeilles par minute. Les pièges qu'il pose n'y font rien et faire appel à une entreprise de traitement coûte trop cher. Un nouveau fléau qui pèse un peu plus sur les épaules des apiculteurs, "C'est compliqué, on ne fait plus trop de miel. Si je fais 10 à 15 kilos par ruche par an, c'est bien mais c'est trop peu pour vivre."

Alors aujourd'hui il est obligé de prendre un deuxième emploi pour boucler les fins de mois. Mais l'apiculteur a toujours foi en son métier. 

"Il n'y a pas de raison que la passion s'arrête"

Alors y-aura-t-il encore des apiculteurs dans 20 ans ?

"Il n'y a pas de raison que cette passion s'arrête", assure Olivier Fernandez, le président du syndicat des apiculteurs en Midi-Pyrénées et secrétaire général du syndicat national d'apiculture.

Chaque année on a près de 200 nouveaux apiculteurs qui s'inscrivent à notre rucher école à Toulouse. Mais la problématique ce sont les conditions que l'on a pour développer les abeilles. —Olivier Fernandez, président du syndicat des apiculteurs en Midi-Pyrénées

Pour lui, il ne faut pas forcément des aides financières mais agir concrètement, par exemple, en construisant des haies, en favorisant la biodiversité plutôt de la monoculture afin que les abeilles aient une vraie diversité dans leur processus de pollinisation. 

Par ailleurs, il explique qu'il n'y a pas plus de ruches en ville qu'à la campagne, à Toulouse qu'en Ariège par exemple. Les ruchers installés en ville sont en fait bien souvent le fruit de partenariats et des campagnes de communication pour pouvoir financer des procès contre les firmes qui produisent des pesticides, comme Bayer.

Patrick Bergé, "L'apiculture c'est une passion, plus qu'un métier."

Ecoutez l'interview d'Olivier Fernandez

Olivier Fernandez, invité de France Bleu Occitanie

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