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Climat – Environnement

L'Assemblée rejette à nouveau que l'interdiction du glyphosate soit inscrite dans la loi

samedi 15 septembre 2018 à 11:55 Par Xavier Demagny, France Bleu

Au terme d'une nuit de débats, entre vendredi et samedi, l'Assemblée nationale a refusé d'inscrire dans la loi l'interdiction d'ici trois ans du glyphosate, herbicide controversé.

La façade de l'Assemblée nationale en juin 2018 (image d'illustration).
La façade de l'Assemblée nationale en juin 2018 (image d'illustration). © Maxppp -

C'était un énième débat sur le glyphosate, herbicide controversé. Mais le résultat reste inchangé. Au terme de plusieurs heures de discussions, dans la nuit de vendredi à samedi, l'Assemblée nationale a refusé d'inscrire dans la loi l’interdiction de cette substance, jugée "cancérigène probable" par l'Organisation mondiale de la santé, d'ici trois ans. Le sujet était évoqué alors que le projet de loi agriculture et alimentation était examiné en nouvelle lecture par les députés. 

Tous les amendements refusés

Tous les amendements visant à graver dans le texte l'engagement porté par Emmanuel Macron, interdiction au plus tard dans trois ans, ont été retoqués. Tous avaient le soutien de l'ensemble de la gauche, plaidant pour un "signal fort" sur ce sujet. En mai, lors de la première lecture du texte, des députés, y compris certains "marcheurs", avaient déjà plaidé en vain pour sanctuariser dans la loi la promesse présidentielle. Ils avaient eu le soutien de Nicolas Hulot, alors ministre de l'Écologie. 

Comme au printemps, le ministre de l'Agriculture Stéphane Travert s'est opposé aux amendements mettant en avant la "méthode" du gouvernement, assurant que la position de la France était "désormais connue" : "Nous souhaitons être au rendez-vous dans les trois ans". Pour le rapporteur du texte, Jean-Baptiste Moreau (LREM), inscrire l'engagement dans la loi "ne sert à rien".

Comme d'autres députés, Alexis Corbière (La France insoumise) regrette le rejet prononcé par les députés de la majorité. "Dès lors que vous êtes confiant dans la méthode qui est la vôtre, pourquoi refuser d'inscrire dans la loi ?", s'interrogeait après le vote le socialiste Guillaume Garot. 

La loi agriculture et alimentation adoptée

Les députés, ont adopté vers 5 heures du matin l'ensemble du projet de loi. Le texte reviendra en nouvelle lecture au Sénat le 25 septembre, marquant le début de la session extraordinaire à la chambre haute.