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L'avenir de la centrale électrique de Cordemais toujours en suspens

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Par , France Bleu Loire Océan

Avant sa présentation officielle mardi prochain, la "programmation pluriannuelle de l'énergie" sera l'objet d'une réunion entre le ministre de la transition écologique et les députés LREM ce mercredi soir. Il y sera question de la centrale de Cordemais dont l'avenir est toujours incertain.

Le gouvernement ne veut plus de centrale au charbon comme celle de Cordemais d'ici 2022
Le gouvernement ne veut plus de centrale au charbon comme celle de Cordemais d'ici 2022 © Radio France -

Que va devenir la centrale électrique de Cordemais ? Question à la réponse toujours incertaine. Elle tourne au charbon. Or, le ministre de la transition écologique l'a encore répété la semaine dernière : toutes les centrales au charbon doivent avoir fermé d'ici 2022, en France. EDF a un projet de reconversion pour Cordemais : remplacer le charbon par des déchets verts. Mais ce ne sera pas possible à 100% avant 2025. La direction espère donc obtenir un délai et attendent les détails de la "programmation pluriannuelle de l'énergie".  Avant sa présentation officielle, mardi prochain, elle fait l'objet d'une réunion, ce mercredi soir, entre le ministre de la transition écologique et les députés de la République en marche, dont Anne-France Brunet, la députée de Cordemais. 

La partie fioul déjà arrêtée

L'enjeu est important. Actuellement, la centrale de Cordemais compte plus de 400 salariés et de nombreux sous-traitants. Elle contribue aussi à la production d'électricité pour l'Ouest de la France. Mais elle émet du CO2. Après l'arrêt de la partie qui fonctionnait au fioul, c'est donc le charbon qu'elle doit abandonner d'ici 2022. Pour ça, EDF travaille déjà depuis trois ans à sa reconversion.

Remplacer le charbon par des déchets verts

Ce projet, baptisé Eco Combust, vise à remplacer le charbon par des déchets verts. Tout simplement le bois coupé lors de l'élagage des arbres et la taille des haies autour de Cordemais. Il ne peut pas être utilisé directement, le rendement n'est pas suffisant, il doit d'abord être transformé en "pellets", en granulés, sur le même principe que les poêles qu'on peut avoir à la maison. Des tests ont déjà été menés au printemps et cet été. Ils sont concluants. Alors, dès l'an prochain, EDF va construire les infrastructures qui permettront de fabriquer ces pellets en quantité suffisante pour faire tourner la centrale.

Besoin d'un délai

D'ici 2022, la centrale de Cordemais pourrait donc tourner à 80% avec des déchets verts. Le problème, ce sont les 20% restants. Elle aura encore besoin d'utiliser du charbon jusqu'en 2025 voir 2027 avant de pouvoir passer au 100% biomasse. "Au niveau de l'émission de CO2, ça ne changerait pas grand chose", assure la CGT. Mais ce serait une entorse aux promesses répétées du président Macron.  Ceci dit, le syndicat et la direction d'EDF espèrent toujours une issue positive et donc un délai accordé par l'État, surtout compte tenu du nombre d'emplois en jeu et des possibilité d'export de ce nouveau système de production d'électricité.

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