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Climat – Environnement

L'été 2018 est le deuxième le plus chaud de l'histoire en France

mardi 28 août 2018 à 18:06 - Mis à jour le mercredi 29 août 2018 à 7:20 Par Géraldine Houdayer, France Bleu

L'été 2018 aura été le deuxième été le plus chaud de l'histoire en France, indique ce mardi Météo-France. La saison a été marquée par des températures presque toujours au-dessus des normales et une vague de chaleur exceptionnelle. Parallèlement, les premières gelées ont eu lieu le week-end dernier.

Des touristes marchent sur le lit asséché du Doubs, le 12 août dernier, entre Pontarlier et Morteau.
Des touristes marchent sur le lit asséché du Doubs, le 12 août dernier, entre Pontarlier et Morteau. © AFP - Fabrice COFFRINI

L'été 2018 aura été le deuxième été le plus chaud de l'histoire en France, mais loin derrière celui de 2003 et sa canicule meurtrière, a indiqué ce mardi Météo-France, relevant dans le même temps des gelées précoces en août.

Une vague de chaleur exceptionnelle et des températures presque toujours élevées  

Au-delà d'une vague de chaleur exceptionnelle sur l'ensemble du pays du 24 juillet au 8 août, "l'été 2018 a été marqué par la persistance quasi-continue de températures supérieures aux valeurs saisonnières", a indiqué Météo-France dans un communiqué. A quelques jours de la fin de l'été météorologique le 31 août, la température moyenne de la saison a été supérieure à la normale de "près de 2°C".

Loin derrière 2003, juste devant 2015 et 2017 

Cela place l'été 2008 au 2e rang des étés français les plus chauds, mais "loin derrière 2003", souligne Météo-France. Avec une moyenne de 23,1°C en 2003, la température avait en effet dépassé de 3,2°C les normales de saison. En troisième position arrivent ex-æquo les étés 2015 et 2017, avec une anomalie de +1,5°C. Même s'il est difficile d'attribuer des événements climatiques spécifiques au réchauffement de la planète, cette hausse des températures correspond aux tendances annoncées des modèles climatiques.

Dans le quart nord-est, une situation proche de 2003 

Le quart nord-est du pays a été particulièrement touché par cette chaleur de l'été 2018. Et "de la région parisienne aux Hauts-de-France, l'écart à la normale en 2018 a été plus proche de celui de 2003 avec seulement quelques dixièmes de degrés d'écart". La station de mesure de Paris-Montsouris a même enregistré plus de jours dépassant les 30°C qu'en 2003 (26 jours contre 21), tout comme celle de Lille-Lesquin (15 jours contre 11 en 2003).

Le quart nord-est victime de sécheresse 

La pluviométrie a été globalement "légèrement déficitaire", avec des contrastes selon les régions. Le quart nord-est peu arrosé et victime de fortes chaleurs a ainsi enregistré un "assèchement important des sols superficiels". Le soleil a lui été au beau fixe, avec un "ensoleillement excédentaire sur la quasi-totalité du pays".

Déjà les premières gelées 

En parallèle à cet été particulièrement chaud, Météo-France a noté il y a quelques jours les premières gelées précoces. En raison d'une masse d'air frais venant du nord-ouest de l'Europe, l'automne a fait une incursion le week-end dernier, faisant chuter les températures. Le 26 août, certains records de froid ont été battus localement pour un mois d'août, avec -0,9°C à Mourmelon-Grand (Marne) ou 0,9°C à Reims.
"Une gelée sous abri au mois d'août est exceptionnelle !", a noté Météo-France.