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Climat – Environnement

L'Europe s'interroge sur l'avenir du glyphosate

jeudi 5 octobre 2017 à 17:26 Par Corinne Fugler, France Bleu Alsace et France Bleu

Faut-il bannir le glyphosate d'Europe? Experts et représentants des 28 sont réunis actuellement à Bruxelles pour en débattre. La Commission européenne propose de l’autorisation de prolonger de dix ans la commercialisation de ce pesticide très contesté.

Le glyphosate est très utilisé en agriculture traditionnelle
Le glyphosate est très utilisé en agriculture traditionnelle © Maxppp - Frédéric CHARMEUX

Le glyphosate est l'herbicide le plus vendu au monde. L'agriculture conventionnelle affirme qu'elle ne peut pas s'en passer. Monsanto, le producteur du "RoundUp", un herbicide très utilisé, est attaqué par des usagers malades aux USA et maintenant en France par les parents d'un enfant handicapé.

Faut-il bannir le glyphosate d'Europe? Experts et représentants des 28 sont réunis jeudi 5 et vendredi 6 octobre à Bruxelles pour en débattre. La vente du glyphosate est autorisée dans l'UE jusqu'en décembre. Le renouvellement de cette licence suscite une véritable bataille rangée à Bruxelles. La Commission européenne propose de la prolonger de dix ans. Les 28 pourraient trancher le 24 octobre. Si 16 états, sur 28, donnent leur accord, le désherbant restera dans les jardineries.

L'herbicide le plus vendu au monde - Maxppp
L'herbicide le plus vendu au monde © Maxppp - Christophe Petit Tesson

Plusieurs pays ont déjà annoncé qu'ils n'en voulaient plus, comme l'Italie, la Belgique ou l'Autriche. Les responsables allemands sont divisés. La France suggère une autorisation réduite à quelques années, le temps de développer des produits de substitution. Même si l'herbicide reste autorisé dans l'UE, chaque pays a toute latitude pour l'interdire sur son territoire.

Le glyphosate, un "cancérigène probable"

Malgré les risques pour leur santé, de nombreux agriculteurs défendent ce pesticide. Ils ne sont pas disposés à se passer d'un produit qui débarrasse rapidement leurs parcelles des mauvaises herbes. Leurs collègues convertis au bio rappellent l'omniprésence du glyphosate, jusque dans les céréales du petit-déjeuner. Depuis le 1er janvier, en France, les collectivités locales n'ont plus le droit de l'utiliser.

Ce produit a été décrété "cancérigène probable" par le Centre international de recherche sur le cancer (le CIRC), qui dépend de l'OMS. Ses experts ont eu beaucoup de mal à se procurer des données tangibles pour évaluer le produit. Monsanto, qui fabrique le RoundUp, livre très peu d'études. La firme invoque le secret commercial.

un manque de transparence qui fait débat

Les "Monsanto papers", analysés cette semaine par le quotidien "Le Monde", montrent comment le fabricant s'est assuré la bienveillance de nombreux chercheurs. Certains spécialistes longtemps soutenus par la firme américaine sont aussi liés aux agences européennes chargés de nous protéger. Les eurodéputés ont d'ailleurs décidé de fermer leur porte aux lobbyistes de la multinationale, qui défendent ses intérêts de manière très agressive sans répondre à leurs questions.

Pour peser dans le débat, plusieurs ONG ont déposé cet été à Bruxelles une "initiative citoyenne européenne", une vaste pétition qui demande l'interdiction du glyphosate et des herbicides toxiques.

Retrouvez l'actualité européenne sur la page de l'émission "Tous Européens"