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Climat – Environnement

L'Ibis sacré toujours sous surveillance en Loire-Atlantique

mardi 6 novembre 2018 à 3:01 Par Marion Fersing, France Bleu Loire Océan

L'Ibis sacré, cet oiseau échappé d'un parc animalier et devenu trop envahissant en Loire-Atlantique, a fait l'objet d'une campagne d'abattage et de stérilisation ces dernières années. Aujourd'hui, il est beaucoup moins problématique mais il reste sous surveillance.

Très joli, l'Ibis sacré du Nil n'en est pas moins envahissant
Très joli, l'Ibis sacré du Nil n'en est pas moins envahissant © Maxppp - Eric Pollet

Loire-Atlantique, France

On en voit encore quelques uns et il reste sous surveillance. Mais l'ibis sacré du Nil pose aujourd'hui beaucoup moins de problèmes en Loire-Atlantique. Comme son nom l'indique, ce gros oiseau noir et blanc, avec son long bec courbé, vient d'Afrique. Mais après s'être échappé du parc animalier de Banferré, dans le Morbihan, il s'est installé chez nous. Et il y a beaucoup trop pris ses aises.

90% de moins qu'il y a quelques années

Il a donc fallu prendre des mesures parce qu'il menaçait d'autres espèces. Les Sternes par exemple dont il manque les œufs et même les petits. La décision a été prise d'abattre les Ibis sacrés et de retirer les œufs des nids, aussi, au lac de Grand-Lieu pour éviter les naissances. 

S'installer avec d'autres espèces d'échassiers, ça leur convient tout à fait

Résultat, on est passé de 6.000 de ces oiseaux à seulement quelques centaines aujourd'hui, c'est-à-dire 90% de moins. Il en reste à Montoir-de-Bretagne, dans le secteur du Croisic aussi et surtout au lac de Grand-Lieu détaille Guy Bourlès, le président de la Ligue de protection des oiseaux. "Là, ils ont des conditions qui leur conviennent. Ils ont la tranquillité et la nourriture qui leur faut. Et s'installer avec les autres espèces d'échassiers qu'on trouve à Grand-Lieu, les hérons, les aigrettes, les spatules, ça leur convient tout à fait. L'Ibis sacré contribue même à protéger certaines de ces espèces."

Ce qui fait dire à la LPO que ce n'est pas la peine de l'éradiquer totalement, même s'il faut garder un œil sur lui pour éviter qu'il redevienne trop envahissant.