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Climat – Environnement

L'incendie de Grabels a été "un coup de semonce"

jeudi 28 septembre 2017 à 5:00 Par Marie Ciavatti, France Bleu Hérault

Trois semaines après, un rapport sur l'incendie spectaculaire de Grabels tire les enseignements de cette crise. Il faut un avant et un après disent les élus, dans la gestion du risque comme dans l'aménagement urbain

L'incendie a brûlé 150 hectares le 6 septembre dernier sur la commune de Grabels
L'incendie a brûlé 150 hectares le 6 septembre dernier sur la commune de Grabels © Radio France -

Grabels, France

Un rapport pour tirer les leçons de ce mercredi 6 septembre, quand les flammes sont entrées dans Grabels, menaçant le quartier de la Valsière. Le maire veut que ce rapport serve de base de travail pour améliorer l'organisation de la sécurité civile lors d'une telle crise et pour orienter les choix d'aménagement de la commune dans les années qui viennent.

155 hectares brûlés, plus que les 80 annoncés

Plus que les 80 hectares annoncés, on parle désormais de 155 hectares brûlés, dont 147 sur le territoire de Grabels, le reste à Combaillaux d'où est parti l'incendie. Il n' y a pas eu de victimes mais des dégâts matériels : cinq logements touchés, une trentaine de jardins et une dizaine de voitures calcinées. Faute de reconnaissance d'état de catastrophe naturelle, les dégâts sont pris en charge par les assurances quand les contrats le prévoient.

Un millier de nouveaux abonnés au système de télé alerte

Au cœur de l'incendie, certains habitants de la Valsière ont été pris de panique. Secteur où le feu est arrivé très près des habitations et en a détruit même quelques unes. Ce fut sans doute un électrochoc, d'autant que c'est un "quartier plutôt récent, où l'on n'a pas connu les inondations de 2014, où la culture du risque est moins développée" explique le maire René Revol.

"Un millier de nouveaux abonnés au système de télé alerte, c'est important!". René Revol, maire de Grabels

"Avant pour alerter, c'est une voiture qui circulait en ville avec un haut-parleur sur le toit".

Un "coup de semonce" cet incendie, comme dit le maire ? Pour preuve ce chiffre : en trois semaines seulement, le système de télé alerte a enregistré un millier de nouveaux utilisateurs. Soit 4.000 abonnés en tout qui reçoivent par téléphone (fixe et portable) les infos et consignes de sécurité en cas de risque. Un dispositif qui a fait ses preuves pour un coût raisonnable : la commune paie un abonnement annuel à 2500 euros et 800 de plus pour le fonctionnement.

Le système de télé alerte, comment ça marche? Reportage de Marie Ciavatti

Trois bornes incendie défectueuses

Pas question d'attendre un autre coup de chaud pour agir. Depuis le 6 septembre, la mairie a essayé de repenser son dispositif de sécurité civile. Toutes les bornes incendie ont été passées en revue, ce qui a permis d'identifier trois défaillances : une qui ne marchait pas et deux autres avec un débit trop faible. Il faudra rajouter de nouvelles implantations dans des zones plus stratégiques.

Pour améliorer le déroulement des évacuations, il faudra également plus de bénévoles, de la réserve communale par exemple, pour guider les habitants en cas d'urgence. Un référent par rue si possible, au moins un par secteur.

Reconstruire une ceinture verte autour de la métropole

De même que l'incendie a prouvé l'utilité et la nécessité du débroussaillement autour des habitations, il a montré les dangers des friches agricoles. On le voit sur les photos aériennes du sinistre, elles ont été un conducteur du feu, des boulevards ouverts aux flammes. "C'est une leçon fondamentale, il faut modifier notre façon d'utiliser le territoire, plaide René Revol. L'urbanisation se développe et on se contrefout de ce qui se passe à côté. On laisse la nature en jachère. Il faut une ceinture verte autour des espaces urbanisés. Les cultures sont un barrage".

"L'urbanisation se développe et on se contrefout de ce qu'il y a à côté". René Revol

Dans quelques semaines, le 8 novembre, l'élu réunira les propriétaires fonciers de sa commune pour leur proposer un projet d'aménagement avec des activités agricoles, ou du moins un aménagement sous forme d'espaces verts entretenus.

Un compte ouvert pour les dons aux sinistrés

La Ville a également ouvert cette semaine un compte auprès du Trésor Public pour recueillir les dons en faveur des sinistrés. Il va rester ouvert jusqu'au 31 décembre. Les dons seront alors redistribués entre toutes les personnes touchées par le sinistre.